Wednesday, April 19, 2006

Le Laos

Nous sommes donc une petite bande a enchainer vers le nord est de Chiang mai : le Laos. La encore, la description va etre tres ''etape-tique'' car beaucoup beaucoup d'information a poser!

1 etape : Se poser a la frontiere, le temps de faire les visas. C'est sans doute la plus reposante de toutes, notre role principale a ce stade etant d'attendre. Et quoi de mieux pour passer le temps qu'un... massage de pieds :) Je pars avec mon norvegien infliger quelque inhalation de fromage passe dans un petit boui boui de chiang kong, la ville frontiere ou se trouve notre guest house. C''est un pur moment debonheur! Nous nous faisons masser par deux vieilles dame papotant tout en nous tripotant les orteils, et commence un fou rire inmaitrisable. Elles se mettent a rire aussi et nous voila quatre couillons en train de rigoler dans une petite cave thai a la decoration rosatre. Du coup, nos hotesses se lachent et essaient de nous montrer des mouvements qu'elles ont apris a la fameuse Thai Massage University a Bangkok il y'a quelques anees (decennies). Seulement leur petits muscles se sont un peu fatigues avec le temps, du coup elles loupent tout, sous des eclats de rire croissants :)

2etape : Le slow boat. Ces emotions passees, nous nous reveillons le lendemain, traversons le mythique Mekong et prenons un bateau, slow boat en comparaison avec le speed boat qui est un petit off shore hyper rapide, qui doit nous mener a Luang Prabang (deuxieme ville du pays, classee au patrimoime mondial de l'humanite) en deux jours si Buddha et vishnu le veulent bien. Le slow boat s'apparente a un enorme bateau rempli de touristes un peu perdus qui ne sont surs que dĂșne chose, c'est qu'ils sont beaucoup. Ma fesse droite repose sur la cuisse gauche d'un californien tandis que la gauche se fraye un chemin entre deux locales mangeant du riz collant. L'instant est toutefois assez magique et chacun se perd dans ses divagations inspirees par les eaux du fleuve. Le slow boat dure deux jours, l'etape intermediaire est sympa, dans un village customise pour l'accueil d'une nuit.

3 etape : Luang Prabang. La ville est magnifique et nous seduit immediatement. Les rues sont des alignements de petites cases boisee, parfois sur piloti pour eviter le desagrement de la montee des eaux et les gens sont charmants. Artisanat local tres fourni et visible dans un marche nocturne etonnament calme (tres tres appreciable). Une particularite du Laos, qu'on retrouvera rapidement dans les autres pays d'asie sud est que tout le monde se balade en velo ou moto, de la jeune fille au moine, du patriarche edente au joyeux bambino prenant le chemin de l'ecole d'anglais. Et tous se deplacent dans une immense colonie de fourmies gisant de tous les recoins. C'est plein de vie et ma seule envie (bestialement exprimee devant ma guest house par un hurlement de joie quand m'en vint l'idee) est de louer un de ces bi-roue infernaux.

4 etape : Voyager sur le bi roue infernal. Le velo pris en main, mon excitation se voit contrainte a la concentration : le bitume Laotien est une jungle dns laquelle Mooglie se verrait obliger de porter un casque en noix de coco. Une foi sortie de ce qui correspond au centre urbain, me voila directement plonge dans les villages environnants. Les briques et le ciment sont des produits de luxe ici, et le bambou fait office de materiau de base : murs, papier, meubles, plats, biblos sont produits a partir des longues tiges jaunies par le temps et la secheresse. Je prends la direction d'une petite reserve naturelle, qui est l'occasion de renouer avec des chemins un peu plus "moutain", pour un petit tour par la jungle Laotienne (la vrai) bien seche en cette saison mais trufee de curiosites et d'arbres portant concurrence aux building Singapouriens. L'itineraire enchaine ensuite sur des petites routes traversant des cases et quartiers de vie moins zozos. C'est le retour de l'ecole a la maison pour les bambinos locaux, intrepides petits conducteurs en uniforme de classe : noir en bas et blanc en haut. Ceci pour les fi' comme pour les moooonsieurs, meme si ces premieres (coquette concession) on le droit d'etre en juppe. Ils sont infiniment mignons et saluent a longueur de temps "sabaydee!" dans des sourires gros comme des visages.

5 ieme etape : Vang Vien, ou "passe moi le bambooo..." - Charlot professeur d'anglais. Van vien est une petite ville qui se developpe a grande vitesse dans le sud du pays. Elle devrait aussi etre inscrite au patrimoine mondial de l'humanite pour une simple raison : dans le rue principale tous les restaurants projettent 24/24 des episodes de Friends devant une salle faite de divants et de petites tables destinees a acceilluir sandwichs et massages de pieds. Une sorte de tourisme culturel quoi. je me serai vilement fait haper par cette tentation si une petite pencarte dans ma guesthouse n'avait retenu mon attention : " Cherche personnes pour donner cours d'anglais". Je decidais, avec Matthias un germain rencontre dans le bus un peu plus tot, d'aller voir ce que nous pouvions apporter comme aide. Le message venait en fait d'un professeur local, seul enseignant d'une petite ecole extremement pauvre, "l'etnic school" accuillant les enfants des tribus environnantes. Nous arrivons a 16h55, le cours commence a 17h00! Nous voila donc rapidement projetes face a une quarentaine de bambinos, 80 yeux ronds reagissant au moindre de nos mouvements, et quarante petites voix repetants les mots les uns apres les autres : ce jour la nos amis apprenaient les couleurs. Nous leur expliquons en premier lieu qui nous sommes, d'ou nous venont. Les gamins sont d'une volonte a faire fondre une banquise, ils boient nos paroles comme nous nous perdons bien vite dans leurs petits airs. Puis la classe est separee en trois groupes (un pour le professur, un pour Matthias et un pour Charlot). Bigre! 3 minutes de blanc face a mon jury! Je retourne dans ma tete la phrase du professeur : "Try to find something to make them speak ! The colours! The colours!" Nous nous lancons alors dans un jeux made in derriere les fagots ou chacun doit se passer une petite pierre en disant la couleur du t shirt du destinataire, ce qui prend plutot bien: les marmots rigolent. S'en suit une seance photo pour le moins innoubliables suivie d'un serrage de main collectif (certains petits malins revenaient a la charge, irritant les doigts de notre traveller de fortune).



Bien (trop) vite, le lendemain, il me faut prendre la direction de la Thailande avant d'attaquer... le Cambodge.

Et comme veut la tradition...
... becot a tous

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