Monday, July 24, 2006

il pleut sur les pekinois

Rebonjour

Il pleut en ce moment sur les Pekinois et dans le coeur des joueurs d'echec des parcs alentours : adepte de la Chine, prepare toi a entendre parler du "temps changeant". C'est a Xi'an que ca a ete le plus frappant : Une journee tout a fait ordinaire y sera faite d'une once de canicule et d'un nuage d'orage. A Beijing en Automne, vous y soupoudrerez une tempete de sable provenant du nord-est Manchou.

Du coup le blog se refait une sante apres qques semaines de silence, l'occasion - prenons un risque - d'epiloguer sur la Chine et ses fameux habitants : les Chinois.

- Le premier Chinois croise, arrete moi Roro si je fais une erreur (par une violente cyber chiquenaude), est le Chinois de Kunming : capitale de la province du Yunnan. Ville tres agreable, elle etait aussiune belle entree en matiere dans l'observation du vaste contraste social.

Thursday, July 20, 2006

"Beijing c'est po fini, et dire que c'est la ville..."

Hello!

Comme a l'accoutumee c'est d'un impressionnant complexe de mordinateurs connectes entre eux que je vous fais part des dernieres mouvelles. Il se peut que l'orthographe defaille enormement : les lettres du clavier sont toute effacees, usees par les incessantes pressions de petits doigts chinois excites par le dernier jeux video de chez Blizzard...

Beijing est une ville tout en contraste : resolument chinoise et resolument capitale. Prenez un plateau de fromage, de ces plateaux qui frolent la perfection tant ils excitent en meme temps nos 5 sens : on imagine aisement qu'un camembert rustique s'y trouve sublime par la presence d'un caprice des dieux servi trop frais. Et bien voila notre ville qui accueillera les JO 2008 : faite de houtong (petites ruellent de caracteres restees habitees de maniere traditionnelle) bordant de vastes quartiers residentiels de luxe, d'autoroutes qui cottoient les parcs toujours plus nombreux et, encore plus qu'ailleurs, de voitures magnifiques garees a la barbe des mendiants.

La ville est aussi un paradis pour les amoureux d'histoire : pagodes, tours majestueuses, divers temples et la fameuse cite interdite ne manquent pas d'inspirer de spasmiques "Gottferdom" a tous les coins de rue.

Chose que j'avais oubliee d'observer a Xi'an, les parcs sont aussi des "vaut l'detour" importants. Le sextagenaire de l'empire du milieu ne se reveille pas le matin en repassant la cassette de Pascal Sevran sur sa petiteTV : il fait du tai qi dans l'espace vert le plus proche. Il existe beaucoup de formes de tai qi : lent (repetition precise et mesuree d'un certain nombre de mouvement a caractere "foireux", musculaire et elastique, comme le dernier produit de la gamme moltonel), rapide, avec des armes (le sabre, l'epee) ou d'autres accessoires comme l'eventail. Il peut (notre sextagenaire) aussi faire de la musique, du jonglage ou participer a des therapies d'eveil par le crie, la gestuelle des mains...

Ma petite vie ici se devait donc de commencer sportivement : je decidais des les premiers jours d'aller faire du shopping. Ma petit maman doit esquisser un doux sourire derriere son ecran : le bibi n'est pas d'ordinaire ce qu'on appelle un "shopper" (sans jeux de mot mesquin). Cependant l'activite prend un certain sens ici, offrant l'opportunite d'une gymnastique d'un ordre surprenant mais tout aussi bruleur de calories : le marchandage.

Quelques tricks pour bien marchander :
- Arriver la tete basse : "je ne sais pas encore ce que tu proposes, mais ca ne m'interresse pas " (toutefois agir en subtilite)
- Cependant un petit qque chose vous accroche l'oeuil : "moui, apres tout, pourquoi pas, si c'est pas cher" : Tout est la, dans la facon d'exprimer avec les yeux un "si c'est pas cher" contenu et exacerbe.
- Le pragmatique prendra quand meme la parole : "je pourrrais eventuellement songer a acheter si c'est pas cher"
- En commercante chevronnee tenant sa verve de l'arriere grand mere de son arriere grand mere, votre interlocutrice repondra : "ni shuo le duo shao quian?" Eh oui...
- Vous enchainerez d'un ton qui doit etre superieur : "non, a vous de me proposer un prix". Qu'il vous faudra par la suite diviser par trois avant de chercher a aboutir a un compromis final.
- L'artiste obtiendra de payer environ le tiers du prix initial. Un marchandeur venant d'arriver dans le circuit pourra etre heureux de s'en tirer a la moitie.

Conventionnel bisous a tous... Mais que dis je ?!
Traditionel becot!

Thursday, July 13, 2006

"J'ai quitte ma province"

Bonjour!

Tout va pour le mieux?! C'est de Beijing la grande, sweet Beijing, Beijing la chaleureuse que je vous ecris ce petit message.


Me voici arrive depuis un peu plus d'un jour, et deja l'entreinement de Kung fu a commence. J'ai rejoins un vieux camarade norvegien rencontre au debut des tribulations Thailandaises et celui ci m'a tire par le col mao vers la capitale. Nous kung fuons ensemble.

La discipline est explosive, incroyablement intensive pour les jambes. Apres les aventures velocypediques d'avec Ro, voila qui termine d'achever ce qui me sert d'outil de transport au quotidien : les muscles d'en dessous de la ceinture.

Du coup, pour quelques jours, ma vie Pekinoise risque de se resumer a diverses etapes indispensables au petit d'homme s'entrainant :
- Se lever le matin vers 7h00 et consommer un petit dejeune proteine (pain et oeufs de preference) avant d'aller prendre une douche froide, instant O combien precieux : la sensation de froid ne sera le reste du jour qu'un doux souvenir, un apport proteine chaud et gluant dans quelque partie du cerveau droit.
- Aller jusqu'au centre, un petite demi heure de marche/course qui permet d'allerter un peu le corps, de se chauffer.
- Arriver au centre d'entrainement, s'entrainer : se detruire, comme precedemment evoque, les jambes.

Les cours sont donne par une veille mama qui a l'air de connaitre son metier ( un peu a la "maitre Yoda", elle a des especes d'impulsions qui presagent d'un sacre taux de medichloriens). Elle est assistee dans sa tache par un bambino qui pourrait etre son arriere petit fils et qui deja connait les enchainements a la perfection. Le gros du travail est dans la reproduction la plus precise possible, la plus impulsive et gracieuse d'une serie de mouvements plus ou moins compliques et essentiellement inspires des elements naturels.


Je vous en dis plus tres bientot, si aucun Li ma ong le side kik dans les poignets ne m'enleve d'ici la l'usage des mains,

Traditionnel bisous

Sunday, June 18, 2006

Zai Xian !

Eh bien Bonjour

Pose sur mes fesses (antillaises) Xianaises en face d'un petit ecran qui aurait pu etre un Lenovo, j'entame avec delectation ce nouveau petit bout de blog, le clavier m'ayant demange pendant un petit moment.

J'espere que tout se poursuit pour le mieux de votre cote. Les strings et autres implants de poils sur le torse sont fin prets?! Il ya definitivement un air d'ete sur la planete. La graille se prepare a rider les oceans sur sur son esquif (barbu comme un yack), la fete de la musique va bientot faire raisonner les rues du vieux Grenoble et il fait 39 degres a l'ombre a Xian, capitale de la province du Shaanxi, Chine du centre.

Voila maintenant deux semaines que j'y suis pose. Mon but au depart etait de prendre un peu de temps pour penetrer la vie en ville chinoise. J'ai ensuite trouve une petite activite : "professeur de francais Cha Li" pour au moins quelques semaines dans des cours prives qui dependent de l'universite. Les eleves (une quinzaines) sont ages de 19 a 30 ans et le contact est plutot rapide. Etant francais (Puybaret certes, MAIS francais), mes boss attendent de moi que je parle le francais. Etant francais, il m'est relativement simple de parler le francais. Du coup mon metier est pour l'instant le plus beau du monde!

Vendredi dernier je decidais de jouer de la guitare en cours et me tirait les longs poils secs du crane pour essayer de trouver une chanson adequate. Ahhh que ne peuvent ils comprendre les beautes de Gainsbourg, Brel ou Brassens... Vais je devoir sombrer dans un coma musical et enchainer les accords d'un "sunlight des tropique"? Je trouvais un intermediaire dans (c'est pour toi manman!) "Tout les garcons et les filles de mon age", qui a obtenu son bout de succes. Apres tout, le langage de l'amour n'est il pas le seul a braver les frontieres ?! (sur un air sirupeux de bandoneon). Prochain cours : "l'Histoire" en France et en Chine, Napoleon contre Mao :)

Roro est maintenant loin, de retour a Gregre ou il prepare secretement une nouvelle generation d'armes a portee neuronique (les personnes attteintes portent des calecons en soie et mangent une puree imfame et poivree). Avant son depart nous somes alles voir la fameuse armee de soldats en terre cuite qui a fait la reputation de la ville. Le site est assez impressionnant : il s'agit d'environ 6000 statues et 40 chars ensevelis pour garder les restes du premier empereur de la dynastie qin : Yingsheng. L'homme etait un peu paranoiaque! Les statues sont toutes disposees comme lors d'un combat reel, reparties entre trois fosses majeures. Du coup, la decouverte a permis au historiens chinois d'en connaitre d'avantage sur l'art du combat de l'epoque.

Avec Roro, nous etions dans une petite guesthouse fin sympa dont il est en pratique impossible de retenir le nom. Puis j'ai change de domicile depuis quelques jours pour habiter avec une de mes etudiantes qui dispose d'un appartement consequent (grand). Honte a toi, mauvaise langue que j'entends hurler d'ici!! Tout ceci est strictement professionel evidemment, les eleves chinois ayant un respect impressionnant pour leurs professeurs (respect parfois meme tres excessif... "asseyez vous" "mangez" "mangez encore" "ne vous levez pas" "je vais laver vos vetements" "mangez" "buvez du the"...) La solution est toutefois provisoire : il me faudra louer qque chose en ville si je parviens a rester un peu plus longtemps.

Les amis locaux se font rapidement, surtout des etudiants maitrisant un bon anglais et qques etrangers sur place pour... enseigner. Les soirees ici sont des moments benis pour leur petit vent frai. Les jeunes locaux en profitent pour manger des nouilles a l'exterieur avant d'aller voir, a 8h00 petantes, un des spectacles de jets d'eau que la ville offre tout les jours. Un peu comme a Chengdu, les gros axes sont entremeles d'une foultitude de petites rues faites de restaux qui decoupent une viande maculee de mouche a la demande.

Ce week end, une de mes etudiantes m'invitait au mariage de sa soeur : gottferdom. L'evenement dure une soiree et une journee. Durant la soiree, les parents de la fille recoivent la famille proche et quelques amis (milieu fermier assez modeste). Ils partagent avec eux soupe de nouille, the et cigarettes. Un vieux calligraphie dans un coin tandis que les "TA!" des joueurs de Mah Jong (tapant les pions sur la table) rythment une nuit qui dure jusqu'au petit matin. Chaque partie est d'un montant different ( ils jouent toujours pour de l'argent), la chance va et vient, le petit ventillo a cote d'eux racle contre la grille qui le protege. Je me fais gangrener dans un plan billard + karaoke + dormir dans le lit d'un vieux chinois (seule chambre dispo) sympathique mais qui dort avec une guirelande de lampion allumee sur son mur... autant vous dire que l'alcool de riz allait se faire rude le lendemain.

Le lendemain, l'homme (futur mari) arrive. En bon male, il doit defoncer la porte de la maison (la scene est mimee) et se poser devant l'oratoire de la salle de vie pour une priere et une serie d'offrandes. Il va ensuite taper a la porte de la chambre de sa future femme qui, coquette, prend son temps pour lui repondre. Elle l'attend assise sur le lit dans une robe blanche qui s'apparente a nos robes occidentales. Il la porte, l'emmene jusqu'a la voiture et tout le monde finit par aller chez les parents du mari ou vivra le futur couple pour qque temps. Le lit nuptial est tout bonnement enorme et 9 cadeaux sur 10 sont en lien avec l'idee de dormir, ou de passer du temps au lit : draps, coussins... Rude va etre la tache du controle des naissances dans ce coin de la ville ! Puis les festivites se terminent par un gros repas au restaurant, ecnore une fois tres proche de ce que l'on connait en France.

Sur ce un gros becot tout traditionnel
A bientot!

Saturday, June 03, 2006

...qques nouvelles de Xian, apres Chengdu
















Opera de Chengdu - Piece du Sichuan

















Opera de Chengdu - ... desole le nom de l'instrument m' echappe!
















Opera de Chengdu - acrobatie locale

















Opera de Chandgu, piece du Sichuan

















Les fans histeriques attendent les dragons...
















Course de dragon dans les eaux de Chengdu















Marche pres de Chengdu

















Ro va choisir son the, marche pres de Chengdu
















Marche pres de Chengdu



Bonjour a tous!

Voila un bon moment que je suis reste bloguement bien discret, voici donc un petit article qui, je l'espere, redressera un peu le tir. Beaucoup de choses a faire ressentir en bien peu de moyens... et bien fi ! Allons y quand meme.

Nous quittions Leshan et son Bouddha geant il y'a maintenant une dizaine de jours. Restaient devant nous 2 jours de velo avant d'ateindre Chengdu la belle, capitale de la province du Sichuan qui devrait nous servir d'hote pour une petite semaine.


Leshan (Fin)

Satisfaits par le boudhha geant, nous passons une soiree riche en nouilles et the avant de nous affaler sur les lits d'une chambre auparavant finement marchandee ( O douce saveur du fruit moitie prix ).

Puis tres rapidement nous pedalons vers le nord au travers d'une petite route caillouteuse. Les paysages sont enfin differents de la vaste nationale empruntee entre Panzihua et Xichang : ("diantre y a t il autre chose que de l'asphalte dans le Sichuan?! " etions nous sur le point de demander en toute imprudence. Belle reponse de la nature!) Nous nous retrouvons dans un decors assez irrigue, qui s'assechera au fil de notre montee vers Chengdu. Champs de riz, epis de mais et bientot... quelques vignes.

Et puis un kilometre en appelant un autre, nous avancons jusqu'a l'heure sainte dite "du repas". Nous nous arretons dans un petit restaurant sur le bord du chemin. Un vieux Gisor, les doigts dans son menton crispe de 89 ans et la cigarette dynamique entre les lipes nous y accueille alors a bras ouverts. Sa fille, presente pour qques jours aupres de son pere, nous explique qu'il adore les jeunes et la jeunesse en general : il nous offre un repas copieux et une belle lecon de longevite.

Apres quoi, bien vite, nous arrivons a Meishan, la derniere etape "velo" du voyage.


Meishan

Meishan est une ville de taille moyenne, agreable pour ses rues pleines de petits restaurants. Pour des amateurs de petits restaurants, ces rues pleines sont bien agreables. Bref, nous y flanons et rechargeons les bateries pour le lendemain. Nous y mangeons un bbq de rue sur table basse qui ne manque pas de faire fritiller quelques parties de nos corps suitants rendus chaudes par la moiteur ambiante : les papilles.


Derniere etape velo : Meishan - Chengdu

C'est avec une certaine amertume que nous chevauchons le mulet et le chamaux (baptises ainsi pour les differentes techniques de port de charge adoptees), nos deux compagnons aux fiers guidons de maintenant trois semaines.

L'approche de la grande ville de Chengdu hote evidemment bien du charme au paysage, et la route devient meme extremement large. La ville compte 11 millions d'habitants : imaginez vous rentrer dans paris par le peripherique exterieur... a bicyclette!! Les velos restent jusqu'au bout fideles a eux meme : leger strabisme alourdi par le temps, raillement au niveau du pedalier du a l'atmosphere plus seche et toujours cette facon noble et stoique d'assumer nos charges.

Nous parvenons finalement a penetrer Chengdu, de detours en detours. Notre meilleur atout est de chercher une petite auberge de jeunesse situee a cote de la gare nord. En chemin, un etudiant emu par nos yeux perdus dans un horizon incomprehensible de malls gigantesques et departement stores lumineux nous aide a nous dirriger : non prenons son numero de tel qui, vous le verrez, servira plus tard :)

Mix Hotel : nous voici enfin a ton conffin apres quelques dizaines de minutes. Douche et repas s'impose rapidement.


Chengdu

Nous abordons Chengdu avec un a priori tres positif, les gens croises nous en ayant dit le plus grand bien. La ville est effectivement vite agreable, faite de grands axes tres geometriquement "nord/sud" et "Est/Ouest" eux memes anarchiquement entrecoupes de ruelles aux charmes divers.

Jour 1

Nous ridons la ville jusque dans ses plus sombres dessous des le lendemain : le but est de prendre qques reperes utiles. Les gens sont tres aimables (leur rire spasmique devient tout sichuannais) et le decors non oppressant. Je me souviens meme, par un coin de rue un peu ecarte et sans doute sous quelque enseigne de marchand de glace a 0.10 euros , avoir dit a mon erudi compagnon : "ouh mon Ro [...] je sens qu'on va se plaire ici". L'Histoire donnera tout credit a cette grave premonition.

Jour 2

Nous nous dirrigeons en ce debut de jour 2 vers un marche repute, dans l'ouest de la ville. Bibi est extremement excite, il va pouvoir etreiner la son nouveau appareil photo POWERSHOT A700 achete la veille!!

Un marche asiatique est un endroit magique pour ce genre d'outil. Le bon shooteur se posera discretement a l'ecart de la place, dans un petit restaurant par exemple, et prendra son appareil dans la main droite d'un geste relaxe. Il appuiera sur le bouton, une fois un personnage surpris dans une scene qui lui est quotidienne (eviter une recherche realiste trop poussee, comme les sujets mettant leur doigt dans le nez ou se grattant maladroitement). Quel bonheur!

Nous poursuivons notre route vers un endroit des plus etranges appele "Floraland", vaste complexe de salles, hotels et residances mis en place pour accuillir des seminaires d'entreprise. L'architecture est de type "utopique communautaire" et Roro et moi meme en arrivons a la conclusion qu'il ne sert a rien d'y trainer les savattes trop longtemps. Les images que nous voyons sont, encore une fois, en peu de temps bien contrastees.

Jour 3

Le toisieme jour nous faisons du shopping, explorant les gros malls les uns apres les autres pour finir dans des petites boutiques de quartier. Nous craquons pour des modeles de la saison "ete - col mao" qui ne nous quittent plus depuis !

Jour 4

Ayant rappele notre ami sauveur qui nous avait donne la direction du centre ville en arrivant a Chengdu ( vous aviez suivi?), nous avons rendez vous avec lui pour une visite de son universite. Notre but inavoue est d'arriver a intervenir dans un cours d'anglais face a des jeunes etudiants un peu plus ages.

Nous discutons avec lui et en decouvrons pas mal sur les conditions etudiantes chinoises. Ceux ci sont tres assidus, vivent tous sous un regime identique assez stricte et provisionne par l'etat. Il nous fait visiter les dortoires des garcons : huit personnes par chambre d'une vingtaine de metres carres , disposees autour d'un vaste bureau d'ou s'eleve une montagne de bouquins. Il nous interrogent tres poliment (un peu plus jeunes), et nous leur expliquons la chance qui et celle des etudiant francais.

Nous quittons notre ami en fin de journee sur de promesses de recontact dans un eventuel retour a chengdu. Il nous donne l'adresse d'un petit endroit ou se deroule tout les mardi ( nous sommes un mardi!) un petit rassemblement de personnes voulant parler anglais a Chengdu : l' English Corner.

20h00 : nous nous presentons donc la bas, avec l'intention (de mon cote) de creuser la possibilite de donner des cours d'anglais pour une petite periode en l'echange de cours de chinois. Avide de pratique de l'anglais, les gens ne tardent pas a nous sauter dessus. Roro profite d'un vieux chinois pour refaire avec lui l'histoire des dernieres decennies. De mon cote, j'accroche pas mal avec un petit couple d'etudiants qui m'invite a aller visiter leur universite en fin de semaine. Gottferdom, ces types sont genereux !

Jour 5

Jour frustrant! Nous nous reveillons extremement tot pour aller voir une course de dragon (festival national chinois en souvenir d'une personalite corrompue tombee et morte il y a 1000 ans dans les eaux d'un fleuve sacre) suppose se passer le matin sur la riviere traversant Chengdu... mais la competition n'est qu'a 4pm.

4 pm : trop de monde autour du fleuve !! Il nous faut marcher (avec un ami chinois rencontre a l'English corner, qui me fait par ailleur manger un oeuf infame dont la chaire est transparente a midi) et nous nous y prenons finalement trop tard...

Le soir, nous assistons a une representation a l'opera de Chengdu de differentes parties de pieces du Sichuan. Le spectacle est impressionnant : sons, lumieres, acrobaties et manipulations inexplicables de poupees coquettes et de pantins guerriers changeurs de tete... Pourvu que les photos aient de la bouille !

Jour 6

Roro est alle voir un petit parc naturel rempli de Pandas. J'ai rendez vous avec un camarade pour visiter l'universite de langues etrangeres de Chengdu. Mon acolyte a pris soin de contacter le bureau des professeurs et m'a meme pris un rendez vous!! Il s'en suit une entrevue tres interressante qui me confirme leur besoin en intervenants etrangers.

Nous faisons un petit billard et remangeons quelques experimentations sichuannaises douteuses (si mon camarade est un modele d'organisation, ses intestins doivent faire la bamboula 98 pourcents du temps...)

Je rejoins finalement Roro dans l'apres midi, apres avoir pris bonne note des decouvertes de la journee : nous prenons le train pour Xian le soir meme.



...Xian

C'est de la, d'un gigantesque internet cafe, que je vous ecris. Plus de nouvelles tres bientot!


Bise traditionnelle a tous
Nana


Hey english speeking budies! Still a little bit too difficult to write it in english... There s still the mail ;) Hu!

Wednesday, May 24, 2006

Emei shan, la montagne sacree
















Encombrante au debut, la canne devient vite strategique...






















Eviter le port de cacahuetes en haut du sac!

















Quatre pieds, voila ce qu'il nous faut!
















Comstruction du sommet, tout se fait a dos d'homme!





















Le fameux sommet d'or, non acheve

















Dans la descente...




Bonjour !

...les jambes douloureuses des ebats des derniers jours, c'est par un hurlement que la presence d'une trentaine d'internautes chinois oblige a etre disret que je commencerai ce message : "Arrrrggggggggg"

Cet etre que l'on appelle (une fois sorti des limbes) Rodolphe chercherait il a me tuer ?! Non pas que je ne veuille experimenter l'au dela (serai je aussi fan du piment chinois ?), mais il me reste certainement quelques 45 tours a decouvrir avant d'aller chatouiller des barbes dans les nuages.

Xichang (suite)

A Xichang, nous sommes aides dans notre achat des billets de train par un professeur d'anglais de la "Xichang middle school", monsieur Bill Ma, qui nous propose de chercher a le contacter le lendemain pour intervenir lors d'un de ses cours. Nous lui repondons de concert par l'affirmatif. Reste dans l'apres midi a trouver un petit magasin pouvant reparer mon appareil photo. Un ride de la ville nous permet alors de decouvrir qu'il va falloir attendre d'etre a Chengdu (capitale de la province du Sichuan) avant d'y arriver : patience...

Le lendemain matin, nous prenons le bus pour l'ecole de monsieur Ma. Alors un peu perdus, nous cherchons soutien dans les services d'une hotesse du surpuissant magasin de telephonie mobile "China mobile" qui nous mene au bon vehicule... Arrives, nous nous faisons encore aider pour atteindre enfin la classe de Bill :)



Celui ci donne un cours au premier etage d'une batiment relativement neuf a des jeunes de 17 ans qui passeront l'equivalent du bac en fin d'annee prochaine. Il est ravi de nous voir debarquer, les bouillles un peu ebouriffees, et nous fait rentrer sans attendre. Les etudiants nous accueillent alors dans dans un brouhaha digne d'un mardi d'assemblee. Un jeu de question se met en place : un plus plus vieux, nos interlocuteurs sont aussi un peu plus timides qu'a pk36.

Nous prenons alors la parole pour decrire nos quelques peripeties quand l'un d'eux intervient : "pouvez vous nous chanter une chanson francaise?" ... Hum ... (voix subitement enrouee) ... je ... que nous ... euh... ben... oui (ordure de gamin, que n'as tu la bouche remplie de complications d'aphtes purulents!!). Nous croyons cependent les pieger en ajoutant : "Mais nous avons besoin d'entendre un chanson en chinois d'abord pour etre dans le ton!"

Il acqiescent en rigolant et deux d'entre eux, designes par la foule, nous interpretent un charmant petit air apparemment deja travaille (les malins). Ro et moi meme nous lancons alors dans un "ohooooh Champs Elysee" qui obtient tout de meme son petit bout de succes (Jo Dassin sorti de sa tombe doit etre en train de nous chercher - svp ne pas donner l'adresse du blog). Apres une petite seance photos et d'echanghe de mail, Bill nous invite a partager sa copieuse et delicieuse table. Nous reprenons alors le chemin de l'hotel.

Probleme de billets! ...nous ne partons finalement que le surlendemain dans le train de nuit menant a Emei shan. Train plutot confortable et plein de chinois sympas ; le places sont toutefois minuscules et la recherche du sommeil devient une douce utopie... (surtout pour Ro qui a les plus longues jambes du Sichuan)


Emei Shan

Nous arrivons au petit matin dans la ville d'Emei shan, deposons les affaires dans un petit hotel et attaquons l'ascension de la fameuse montagne. Emei Shan est l'un des quatre monts sacres du Bouddhisme chinois : une miriade de temple se sont ainsi montes sur ses flancs, plus ou moins paisibles selon leur notoriete touristique, serpentes par plus de 70 km de marches! Autant vous dire qu'il vaut mieux etre muni d'une paire de genoux pour s'y lancer... Le paysage y est dit l'un des plus beaux de Chine et la ferveur monastique du lieu legendaire.

Apres une vingtaine de km dans ce petit paradis fengshui, nous nous posons dans une temple qui offre un lit simple et une intendance riche en riz blanc. Petit bemol : nous ne partageons rien de la vie des moines, tout etant parfaitement rode (femme de menage et cuisinier) pour l'accueil... mais la vue imprenable sur une mer de nuage se posant sur les villages voisins sait bien vite nous satisfaire.

Lever et marche de nouveau, il s'agit le lendemain d'atteindre le "sommet d'or" de la montagne ou se construit depuis maintenant quelques annees un immense bouddhisattva, statue doree representant l'homme dans sa quete de plenitude. Nous y arrivons apres quelques visites et la rencontre d'un troisieme acolyte, australien, dont le timing correspond au notre.

Lever 5 h30 le lendemain : nos yeux non eveilles doivent apercevoir a 6h20 le lever du soleil et la fameuse mer de nuage du mont Emei... Mer de nuage dans laquelle nous pataugeons, avec la mer de toursites chinois aussi leves pour l'occasion : le ciel est completement gris et tient a le rester! Ce sera pour l'annee prochaine...

Peu de temps perdu en lamentations toutefois : le retour fait 50km pour 2500 m de denivele. Ce sont ces memes petites marches vicieuses qui nous attendent : ni assez longues pour permettre une extension raisonnable du genou, ni asez courtes pour etre mangees deux par deux !! "Non! Pelerin presompteux! Tu poseras le pied sur chacune d'entre elles !"

C'est ce que nous fimes...

Aujourd'hui encore il me semble descendre des escaliers lorsque je marche dans la rue.


Leshan

Puis nous decollons vers Leshan, non loin de la, c'est l'occasion de renouer avec l'asphalte pour quelques kilometres. Leshan est connue pour son Buddha Geant, le plus grand du monde. Il s'agit d'une vaste statue taillee dans la falaise sur une hauteur de 70 m ! L' impressionnant personnage et les (petits) temples l'entourant sont l'occasion d'une apres midi salvatrice pour les guiboles...



Voila Mr Blog a jour! J'espere que tout roule de votre cote. Il est maintenant temps d'aller honorer notre petit hotel Leshanois...

A bientot! Bises traditionnelles...

Thursday, May 18, 2006

"Le couloir je peux pas, il est plein de bambinos..."

Hello a tous

Tout d'abord un gros : Hourra! Le petit Ambroise est arrive, sans trop se presser : un beau bebe nouveau ne sous l'etoile Puybaret (fuit tant que tu le peux mon petit!!) Puisse tu rapidement courrir le globe et decouvrir les bienfaits de Led Zeppelin!


... Apres Miyi Roro et moi meme nous dirrigeons tete baisse vers l'objectif final de la vallee fluviale que nous longeons depuis trois jours : Xichang au nord, ville plutot importante du Sichuan. Deux etapes nous attendent toutefois auparavant : le point PK36 et Detchang.


Le point PK36

Miyi est quitte depuis une trentaine de kilometres et nos estomacs, comme a l'usuelle lorsqu'il s'agit de reposer un peu les guibolles, crient au desepoir. Dieu sait si rentrer en conflit avec son estomac peut etre dangereux dans cette region du globe!

Sur ce constat, nous abordons un petit vilage a l'allure differente. Tout y est bizarement decalle : le goudron fond sous les pneus, le pente devient insoutenable (dramatisons un peu) et la vegetation extra terrestre, d'un vert nouveau et gluant qui se confond petit a petit avec les echappees de brume prevenant du sol seche par le soleil. Spielberg aurait pu crier d'un moment a l'autre : " mais qu'est ce qu'il foutent la ces deux abrutis a velo?!" mais aucune camera n'est camouflee dans les petit bouquet de bananiers frits...

Cette montee aboutit par miracle a un plat. Nos ventres n'ont pas oublier leur basique besoin d'etre tendus. Sous un petit abrit, a gauche, un quadragenaire nous harangue : nous le rejoignons apres une courte hesitation (dans ce genre de moment cruel, l'esprit est tordu entre le besoin de s'assouvir et celui de repondre aux appels exterieurs). Le monsieur tres sympa, sans doute un notable du village accompagne de sa femme et quelques amis, nous demande de nous assoir et engage une conversation. Apres 20 minutes au bout desquelles il comprend que nous sommes francais en vadrouille pour le nord, il nous propose eau chaude, pasteque et bieres qu'il aurait ete de mauvais ton de refuser :) Puis un minute en suivant une autre, concentres sur nos petits recipients (les verres dans lesquels les chinois boivent l'alcool son schtroumphesques), nous constatons que la lumiere autour de nous baisse. Tient, serait ce la le debut d'un orage?! Levant les yeux, il s'agit en fait d'une horde de gamins venus nous observer, les velos flashis gares devant l'abri ayant prevenu toutes les vallees voisines.

Il nous faut mintentant gerer la situation. Nous voila a peut pres 50 sur 10M2 de terrain : comment donc etre de bons ambassadeurs ? Roro a subitement les yeux qui petillent, de cette lumiere qui l'aurait en d'autres circonstances fait passer pour un psychopathe : "il est grand temps de les sortir" Notre traveller recemment rase acquiesce : il s'agit en effet du parfait moment. Le dadet se leve et se dirrige vers sa monture, tire de son sac un petit sachet rempli d'objets mysterieux : des parfums.

Me regardant, il interroge tacitement : comment organiser la distribution des petits echantillons?! D'un elan incertain, il en donne un au premier gamin qui se trouve devant lui. 2,7 secondes suffisent alors a tous pour comprendre que va se produire la une distribution de petits produits francais. Tout le monde se jette alors sur l'ingenieur en electronique qui se debat sauvagement pour sauver son tresor. C'est la debandade la plus totale et meme notre sage ami d'age mur tente d'arracher des petites fioles du sachet.

Rapidement celui ci se vide et tout redevient normal. Des petits echaffaudages de bancs permettent aux plus petits de regarder la scene amicale qui se poursuit dans la plus grande gaite. Les bieres finies, nous degainons le polaroid et prenons un ou deux cliches pour le bonheur des plus petits. Nos hotes sont sur le point de nous quitter quand un professeur d'anglais de l'ecole du village nous demande de rejoindre son cours : nous le suivons derechef.

Tout le monde se met alors en marche jusqu'a l'ecole toute proche et nous nous installons dans une salle du premier etage. Les batiments sont propres et la cour est un vaste terrain de basket, sport qu'adulent les jeunes chinois. Puis nous nous lancons dans un jeux de question reponse tres sympa avec une vingtaine d'eleve. Ou est la France ?! Quel est notre voyage?! ...

L'idee de prendre quelques cliches avec le polaroid nous revient, le sac dans lequel il se trouve est dans la cour. Ouvrant la porte, Rodolphe me demande calmement : "Par ou je passe pour aller chercher l'appareil ?" "ben par le couloir" repond le philosophique homme au chapeau vert. "Le couloir je peux pas, il est plein de bambinos "

Je me leve alors pour aller voir : le devant de la classe est en effet investi par environ 200 gamins qui cherchent a observer ce qui se passe. Ca rigole et chante dans tous les sens, je me fraye quand meme un passage jusqu'aux velos et fini par revenir. Extenue, le profeseur nous demande quand meme de rejoindre un petit hotel non loin de la pour pouvoir reprendre le controle des troupes.

Dans l'apres midi, celui ci frappe a notre porte et nous invite a reparticiper a un cours le soir, ce qui nous ravit encore une fois. Meme ambiance de nuit (certaines seances ont lieu tres tard, pour etre compatibles avec les horaires des parents rentrant des champs), les gamins sont contents et nous rentrons en fin de soiree parfaitement vides.

Detchang

Nous reattaquons le lendemain pour Detchang. L'etape est courte et la ville tres sympa. Le petit hotel dans lequel nous dormons est a noter pour l'incroyable crasse des toilettes (bibipuyb@yahoo.fr) que nous tenons alors pour les plus sales du monde (reste a trouver le contact de Bary White pour valider le record). Bien vite, nous reprenons le bitume pour Xichang.


Xichang

Comme a l'accoutumee, depart au chant du coq : 9h30 (celui ci etait grippeux). Nous arrivons a Xichang quatre heure plus tard, fourbus mais pas trop. La ville est grande et notre principale mission y est d'y trouver un petit reparateur d'appareil photo, le powershot A60 ayant montre des premiers signes de faiblesse apres ces delicieuses annees de service...


C'est de la que je vous ecris ce message et vous souhaite une bien bonne nuit!

A bientot, traditionnel muxu