Le bonheur est dans le riziere!

Il faut quitter Lijiang, toute la famille de Mama maxi est la... mais la mama dort!

Gorges au depart de Lijiang

Les gens du coin entretiennent leur propre trou dans le couche d'ozone! Un peu avant Yongsheng

Un peu avant Yongsheng, deux mamas plantent le riz

changement de decors, entre Yongsheng et Renhe

A l'assault d'un hameau, vallee apres yongsheng

A l'abri... dans le petit village de Renhe

L'estomac s'exprime sauvagement, jour de pluie a Renhe

Brouillard en haut d'un col de... 20 km! Mais la descente sera fin valab'!

Il n'ont pas mis le clignitant... Mmmm... Ca va pour cette fois...

Montagne de papier toilette a Panzihua, le riz chinois n'est plus ce qu'il etait...

Les villages traverses entre Panzihua et Miyi : petits restaurants de route et entretient des "vehicules". Ici, soudeur de rue.

Communication de bord de route, entre Panzihua et Miyi

Tire a la corde dans le Chinese style, a quand une invitation pour le pays basque?!

Taiqi a Miyi, tombee de la nuit

Le professeur Rodolphe aime etre en contact avec l'auditoire- petit village apres Miyi, voir recit plus tard (plus tot dans le blog!)

Ou est notre traveller ?! - petit village apres Miyi, voir recit plus tard (plus tot dans le blog!)
Bonjour
...il ne me reste que peu de souffle pour ecrire les quelques lignes qui vont suivre... Si le recit s'interromp, dans un "argggg" qui vous n'entendrez pas, c'est que mes petits ventricules n'auront pas reussi a assimiler l'oxygene necessaire a mes muscles accules, qui jadis me servirent de cuisses. Oui, pedaler en Chine ne tient pas du club med!
En esperant que tout se passe toujours pour le mieux de votre cote, jetons nous dans le vif du sujet! Apres quelques jours de visite aux alentours de la veille ville de Lijiang, capitale du territoire Naxi, nos cuisses (O ironie physiologique) reclamaient un peu de l'adrenaline que leur avaient procure les poussees d'acide lactique du debut du sejour : il nous fallait donc reprendre la route.
L'objectif est alors d'atteindre Chengdu, environ 1000 bornes, en une quinzaine d'etapes. Je vous ecris aujourd'hui de Miyi, quatrieme arret apres les villes de Yongsheng, Renhe et Panzshihua ( a vos souhaits!)
Lijiang > Yongsheng , la route de la joie
Nous quittons Lijiang au petit matin, une centaine de bornes nous attendent pour la journee. La route attaque avec un col d'une dizaine de kilometres qui nous chauffe dru... Quel n'est pas notre bonheur a l'arrivee en haut quand nous constatons que trente kilometres de descente (illisibles sur notre carte qui par moment tien plus du schema de principe) nous attendent!
Le trajet est magnifique, borde de gorges a la base desquelles s'etalent toujours les rizieres. Des bouquets de maisons en parsement les flancs et Roro et moi meme nous acharnons sur l'appareil photo.
Puis nous abordons un nouveau paysage dans une petite valle "mitoyenne". Les habitants y ont construit leur batissent au milieu des cultures, sans doute pour en faciliter l'acces. Les terres regorgent d'eau dans un univers completement vert. C'est le milieu de journee et les paysans sont en train de consommer leur riz frit ou soupes de nouille au bord des champs.
Cote bitume, la faune est plutot eclectique. Le goudron Chinois est aussi bien ride par des (une) citroen xara que par des chevaux, anes ou buffles, des camions au klaxon anihileur de tympans ou des bus bondes. Sur les bas cote les vieux contemplent en fumant des preparations douteuses pendant que leurs femmes portent sur le dos des charges d'un volume delirant (travail de fourmi, pour l'aspect "trente fois leur poids"), souvant faites de paille ou des legumes juste recoltes. Tous se saluent, se huent a leur maniere, se doublent bestialement ou s'arretent pour un "Ni hao".
Les deux blaireaux basques ne passent tout de meme pas inapercus, je vous rassure : bizarrement notre presence leur inspire le rire. Rire spasmique chez les bambinos (non sans une certaine fierte toute Euskadi) et rire plus sage mais neanmoins la chez leurs aines. Pourquoi le RIRE, nom d'un yack velu ?! Voila une question a elucide avant l'arrivee...
...la journee s'acheve, apres le tour de quelques villages, a Yongsheng ou nous attend un petit hotel des plus sympathiques. Les chambres que nous trouverons par la suite sont tres standardes : deux lits au sommier bien boise, une tele fin annees 80, un thermos d'eau chaude accompagne de ses deux tasses et d'un petit sachet de the, une batterie d'interrupteurs pour controler les instruments electriques de la piece (sensation de puissance absolue) et une salle de bain pourvue (nous touchons du bois jusque la...) de toilettes "europeennes" (position de type "pipi sur pantalon possible a eviter"). Pour plus de precisions je reste joignable sur bibipuyb@yahoo.fr
Yongsheng > Renhe
Nous sommes surpris apres quelques kilometres par la pluie. Du coup, l'etape initialement prevue sur une centaine de bornes n'en fera que 50 (plan dit "B"). Renhe sera notre abrit d'une nuit. Le village est charmant, sorte de petite "metropole locale" qui concentre les magasins de produits non perissables et d'entretien des vehicules pour la vallee. Notre chambre est vetuste mais conviviale ; elle se tranforme rapidement en vaste etendoir a linge.
Renhe > Panzhihua
Un bon bout de chemin nous attend, il s'agit de se lever dru et frai avant l'aube.
Il pleut toujours.
Le lit est chaud.
Les chaussures sont encore mouillees et les chaussettes mal sechees craquellent certainement sous les pieds, revelant des bouquets d'odeur que nos narines se refusent a affronter...
...Oh et puis perdre une demi journee n'a jamais tue un homme! (l'amour filial m'empechera de faire allusion a la fonction publique).
Nous ne partons finalement donc qu'en fin de matinee, apres avoir consommer la sacro sainte soupe de nouille dans une petite "fan djien" de la rue. Un col de 20 km nous attend, sommet dans la brume, suivi d'une nouvelle descente fraiche de 30 km. L'etape est toutefois tres longue, et nous fait traverser une region a l'activite economique un peu differente : le charbon. Ro est d'ailleurs facine par tout ce qui a trait au charbon, il prend moults cliches. Camions aux benes remplies par le fameux combustible nous doublent, dans des hurlements de klaxons que je tiendrai certainement responsables de mes futurs acouphenes.
Le klaxon est plus qu'un mode d'avertissement pour ces gens, c'est une veritable forme de communication avec ses petites subtilites, ses tons et ses delicieuses afriolences... non, c'est bien quelques chose d'atroce qui nous fait d'ailleurs developper une forme de paramoia a l'approche de chaque gros vehicule.
Une heure en suivant une autre, nous arrivons a Panzhihua de nuit et avons un peu de mal a trouver un hotel acceptant les touristes (les hotels locaux sont nombreux, mais communistement reserves au gens de nationalite chinoise). Nous retombons tout de meme finalement sur nos pas, pour une nuite de qualite!
Panzhihua > Miyi
L'etape est moins exhotique que les precedentes : nous longeons une valle fluviale sur une soixantaine de kilometres, traversant des petits villages ouvriers qui se ressemblent beaucoup. L'activite est tres tournee vers le travail du charbon est l'entretien des vehicules. Des ateliers s'improvisent un peu partout, et ca soude dans les rues.
L'endroit doit etre entoure de champs de gingembre, tant les "publicite" propagandistes sur la politique de l'enfant unique sont nombreuses. L'endroit est plus recule que ceux precedemment traverses, c'est sans doute pourquoi les affiches sont plus presentes.
Decors different dans le fond de la vallee, avec la culture du mais, des betterave ou poivrons. Nous arrivons finalement en milieu d'apres midi a Miyi, plein nord de Panzhihua, 200 bornes a l'est de Lijiang pour une nuit qui, j'espere, sera bonne.
Sur ce, un gros et traditionnel becot au futur(e) (peut etre deja sorti(e) ?!) petit(e) Puybaret(e) !!
...A bientot
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