"Le couloir je peux pas, il est plein de bambinos..."
Hello a tous
Tout d'abord un gros : Hourra! Le petit Ambroise est arrive, sans trop se presser : un beau bebe nouveau ne sous l'etoile Puybaret (fuit tant que tu le peux mon petit!!) Puisse tu rapidement courrir le globe et decouvrir les bienfaits de Led Zeppelin!
... Apres Miyi Roro et moi meme nous dirrigeons tete baisse vers l'objectif final de la vallee fluviale que nous longeons depuis trois jours : Xichang au nord, ville plutot importante du Sichuan. Deux etapes nous attendent toutefois auparavant : le point PK36 et Detchang.
Le point PK36
Miyi est quitte depuis une trentaine de kilometres et nos estomacs, comme a l'usuelle lorsqu'il s'agit de reposer un peu les guibolles, crient au desepoir. Dieu sait si rentrer en conflit avec son estomac peut etre dangereux dans cette region du globe!
Sur ce constat, nous abordons un petit vilage a l'allure differente. Tout y est bizarement decalle : le goudron fond sous les pneus, le pente devient insoutenable (dramatisons un peu) et la vegetation extra terrestre, d'un vert nouveau et gluant qui se confond petit a petit avec les echappees de brume prevenant du sol seche par le soleil. Spielberg aurait pu crier d'un moment a l'autre : " mais qu'est ce qu'il foutent la ces deux abrutis a velo?!" mais aucune camera n'est camouflee dans les petit bouquet de bananiers frits...
Cette montee aboutit par miracle a un plat. Nos ventres n'ont pas oublier leur basique besoin d'etre tendus. Sous un petit abrit, a gauche, un quadragenaire nous harangue : nous le rejoignons apres une courte hesitation (dans ce genre de moment cruel, l'esprit est tordu entre le besoin de s'assouvir et celui de repondre aux appels exterieurs). Le monsieur tres sympa, sans doute un notable du village accompagne de sa femme et quelques amis, nous demande de nous assoir et engage une conversation. Apres 20 minutes au bout desquelles il comprend que nous sommes francais en vadrouille pour le nord, il nous propose eau chaude, pasteque et bieres qu'il aurait ete de mauvais ton de refuser :) Puis un minute en suivant une autre, concentres sur nos petits recipients (les verres dans lesquels les chinois boivent l'alcool son schtroumphesques), nous constatons que la lumiere autour de nous baisse. Tient, serait ce la le debut d'un orage?! Levant les yeux, il s'agit en fait d'une horde de gamins venus nous observer, les velos flashis gares devant l'abri ayant prevenu toutes les vallees voisines.
Il nous faut mintentant gerer la situation. Nous voila a peut pres 50 sur 10M2 de terrain : comment donc etre de bons ambassadeurs ? Roro a subitement les yeux qui petillent, de cette lumiere qui l'aurait en d'autres circonstances fait passer pour un psychopathe : "il est grand temps de les sortir" Notre traveller recemment rase acquiesce : il s'agit en effet du parfait moment. Le dadet se leve et se dirrige vers sa monture, tire de son sac un petit sachet rempli d'objets mysterieux : des parfums.
Me regardant, il interroge tacitement : comment organiser la distribution des petits echantillons?! D'un elan incertain, il en donne un au premier gamin qui se trouve devant lui. 2,7 secondes suffisent alors a tous pour comprendre que va se produire la une distribution de petits produits francais. Tout le monde se jette alors sur l'ingenieur en electronique qui se debat sauvagement pour sauver son tresor. C'est la debandade la plus totale et meme notre sage ami d'age mur tente d'arracher des petites fioles du sachet.
Rapidement celui ci se vide et tout redevient normal. Des petits echaffaudages de bancs permettent aux plus petits de regarder la scene amicale qui se poursuit dans la plus grande gaite. Les bieres finies, nous degainons le polaroid et prenons un ou deux cliches pour le bonheur des plus petits. Nos hotes sont sur le point de nous quitter quand un professeur d'anglais de l'ecole du village nous demande de rejoindre son cours : nous le suivons derechef.
Tout le monde se met alors en marche jusqu'a l'ecole toute proche et nous nous installons dans une salle du premier etage. Les batiments sont propres et la cour est un vaste terrain de basket, sport qu'adulent les jeunes chinois. Puis nous nous lancons dans un jeux de question reponse tres sympa avec une vingtaine d'eleve. Ou est la France ?! Quel est notre voyage?! ...
L'idee de prendre quelques cliches avec le polaroid nous revient, le sac dans lequel il se trouve est dans la cour. Ouvrant la porte, Rodolphe me demande calmement : "Par ou je passe pour aller chercher l'appareil ?" "ben par le couloir" repond le philosophique homme au chapeau vert. "Le couloir je peux pas, il est plein de bambinos "
Je me leve alors pour aller voir : le devant de la classe est en effet investi par environ 200 gamins qui cherchent a observer ce qui se passe. Ca rigole et chante dans tous les sens, je me fraye quand meme un passage jusqu'aux velos et fini par revenir. Extenue, le profeseur nous demande quand meme de rejoindre un petit hotel non loin de la pour pouvoir reprendre le controle des troupes.
Dans l'apres midi, celui ci frappe a notre porte et nous invite a reparticiper a un cours le soir, ce qui nous ravit encore une fois. Meme ambiance de nuit (certaines seances ont lieu tres tard, pour etre compatibles avec les horaires des parents rentrant des champs), les gamins sont contents et nous rentrons en fin de soiree parfaitement vides.
Detchang
Nous reattaquons le lendemain pour Detchang. L'etape est courte et la ville tres sympa. Le petit hotel dans lequel nous dormons est a noter pour l'incroyable crasse des toilettes (bibipuyb@yahoo.fr) que nous tenons alors pour les plus sales du monde (reste a trouver le contact de Bary White pour valider le record). Bien vite, nous reprenons le bitume pour Xichang.
Xichang
Comme a l'accoutumee, depart au chant du coq : 9h30 (celui ci etait grippeux). Nous arrivons a Xichang quatre heure plus tard, fourbus mais pas trop. La ville est grande et notre principale mission y est d'y trouver un petit reparateur d'appareil photo, le powershot A60 ayant montre des premiers signes de faiblesse apres ces delicieuses annees de service...
C'est de la que je vous ecris ce message et vous souhaite une bien bonne nuit!
A bientot, traditionnel muxu
Tout d'abord un gros : Hourra! Le petit Ambroise est arrive, sans trop se presser : un beau bebe nouveau ne sous l'etoile Puybaret (fuit tant que tu le peux mon petit!!) Puisse tu rapidement courrir le globe et decouvrir les bienfaits de Led Zeppelin!
... Apres Miyi Roro et moi meme nous dirrigeons tete baisse vers l'objectif final de la vallee fluviale que nous longeons depuis trois jours : Xichang au nord, ville plutot importante du Sichuan. Deux etapes nous attendent toutefois auparavant : le point PK36 et Detchang.
Le point PK36
Miyi est quitte depuis une trentaine de kilometres et nos estomacs, comme a l'usuelle lorsqu'il s'agit de reposer un peu les guibolles, crient au desepoir. Dieu sait si rentrer en conflit avec son estomac peut etre dangereux dans cette region du globe!
Sur ce constat, nous abordons un petit vilage a l'allure differente. Tout y est bizarement decalle : le goudron fond sous les pneus, le pente devient insoutenable (dramatisons un peu) et la vegetation extra terrestre, d'un vert nouveau et gluant qui se confond petit a petit avec les echappees de brume prevenant du sol seche par le soleil. Spielberg aurait pu crier d'un moment a l'autre : " mais qu'est ce qu'il foutent la ces deux abrutis a velo?!" mais aucune camera n'est camouflee dans les petit bouquet de bananiers frits...
Cette montee aboutit par miracle a un plat. Nos ventres n'ont pas oublier leur basique besoin d'etre tendus. Sous un petit abrit, a gauche, un quadragenaire nous harangue : nous le rejoignons apres une courte hesitation (dans ce genre de moment cruel, l'esprit est tordu entre le besoin de s'assouvir et celui de repondre aux appels exterieurs). Le monsieur tres sympa, sans doute un notable du village accompagne de sa femme et quelques amis, nous demande de nous assoir et engage une conversation. Apres 20 minutes au bout desquelles il comprend que nous sommes francais en vadrouille pour le nord, il nous propose eau chaude, pasteque et bieres qu'il aurait ete de mauvais ton de refuser :) Puis un minute en suivant une autre, concentres sur nos petits recipients (les verres dans lesquels les chinois boivent l'alcool son schtroumphesques), nous constatons que la lumiere autour de nous baisse. Tient, serait ce la le debut d'un orage?! Levant les yeux, il s'agit en fait d'une horde de gamins venus nous observer, les velos flashis gares devant l'abri ayant prevenu toutes les vallees voisines.
Il nous faut mintentant gerer la situation. Nous voila a peut pres 50 sur 10M2 de terrain : comment donc etre de bons ambassadeurs ? Roro a subitement les yeux qui petillent, de cette lumiere qui l'aurait en d'autres circonstances fait passer pour un psychopathe : "il est grand temps de les sortir" Notre traveller recemment rase acquiesce : il s'agit en effet du parfait moment. Le dadet se leve et se dirrige vers sa monture, tire de son sac un petit sachet rempli d'objets mysterieux : des parfums.
Me regardant, il interroge tacitement : comment organiser la distribution des petits echantillons?! D'un elan incertain, il en donne un au premier gamin qui se trouve devant lui. 2,7 secondes suffisent alors a tous pour comprendre que va se produire la une distribution de petits produits francais. Tout le monde se jette alors sur l'ingenieur en electronique qui se debat sauvagement pour sauver son tresor. C'est la debandade la plus totale et meme notre sage ami d'age mur tente d'arracher des petites fioles du sachet.
Rapidement celui ci se vide et tout redevient normal. Des petits echaffaudages de bancs permettent aux plus petits de regarder la scene amicale qui se poursuit dans la plus grande gaite. Les bieres finies, nous degainons le polaroid et prenons un ou deux cliches pour le bonheur des plus petits. Nos hotes sont sur le point de nous quitter quand un professeur d'anglais de l'ecole du village nous demande de rejoindre son cours : nous le suivons derechef.
Tout le monde se met alors en marche jusqu'a l'ecole toute proche et nous nous installons dans une salle du premier etage. Les batiments sont propres et la cour est un vaste terrain de basket, sport qu'adulent les jeunes chinois. Puis nous nous lancons dans un jeux de question reponse tres sympa avec une vingtaine d'eleve. Ou est la France ?! Quel est notre voyage?! ...
L'idee de prendre quelques cliches avec le polaroid nous revient, le sac dans lequel il se trouve est dans la cour. Ouvrant la porte, Rodolphe me demande calmement : "Par ou je passe pour aller chercher l'appareil ?" "ben par le couloir" repond le philosophique homme au chapeau vert. "Le couloir je peux pas, il est plein de bambinos "
Je me leve alors pour aller voir : le devant de la classe est en effet investi par environ 200 gamins qui cherchent a observer ce qui se passe. Ca rigole et chante dans tous les sens, je me fraye quand meme un passage jusqu'aux velos et fini par revenir. Extenue, le profeseur nous demande quand meme de rejoindre un petit hotel non loin de la pour pouvoir reprendre le controle des troupes.
Dans l'apres midi, celui ci frappe a notre porte et nous invite a reparticiper a un cours le soir, ce qui nous ravit encore une fois. Meme ambiance de nuit (certaines seances ont lieu tres tard, pour etre compatibles avec les horaires des parents rentrant des champs), les gamins sont contents et nous rentrons en fin de soiree parfaitement vides.
Detchang
Nous reattaquons le lendemain pour Detchang. L'etape est courte et la ville tres sympa. Le petit hotel dans lequel nous dormons est a noter pour l'incroyable crasse des toilettes (bibipuyb@yahoo.fr) que nous tenons alors pour les plus sales du monde (reste a trouver le contact de Bary White pour valider le record). Bien vite, nous reprenons le bitume pour Xichang.
Xichang
Comme a l'accoutumee, depart au chant du coq : 9h30 (celui ci etait grippeux). Nous arrivons a Xichang quatre heure plus tard, fourbus mais pas trop. La ville est grande et notre principale mission y est d'y trouver un petit reparateur d'appareil photo, le powershot A60 ayant montre des premiers signes de faiblesse apres ces delicieuses annees de service...
C'est de la que je vous ecris ce message et vous souhaite une bien bonne nuit!
A bientot, traditionnel muxu
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