Wednesday, May 24, 2006

Emei shan, la montagne sacree
















Encombrante au debut, la canne devient vite strategique...






















Eviter le port de cacahuetes en haut du sac!

















Quatre pieds, voila ce qu'il nous faut!
















Comstruction du sommet, tout se fait a dos d'homme!





















Le fameux sommet d'or, non acheve

















Dans la descente...




Bonjour !

...les jambes douloureuses des ebats des derniers jours, c'est par un hurlement que la presence d'une trentaine d'internautes chinois oblige a etre disret que je commencerai ce message : "Arrrrggggggggg"

Cet etre que l'on appelle (une fois sorti des limbes) Rodolphe chercherait il a me tuer ?! Non pas que je ne veuille experimenter l'au dela (serai je aussi fan du piment chinois ?), mais il me reste certainement quelques 45 tours a decouvrir avant d'aller chatouiller des barbes dans les nuages.

Xichang (suite)

A Xichang, nous sommes aides dans notre achat des billets de train par un professeur d'anglais de la "Xichang middle school", monsieur Bill Ma, qui nous propose de chercher a le contacter le lendemain pour intervenir lors d'un de ses cours. Nous lui repondons de concert par l'affirmatif. Reste dans l'apres midi a trouver un petit magasin pouvant reparer mon appareil photo. Un ride de la ville nous permet alors de decouvrir qu'il va falloir attendre d'etre a Chengdu (capitale de la province du Sichuan) avant d'y arriver : patience...

Le lendemain matin, nous prenons le bus pour l'ecole de monsieur Ma. Alors un peu perdus, nous cherchons soutien dans les services d'une hotesse du surpuissant magasin de telephonie mobile "China mobile" qui nous mene au bon vehicule... Arrives, nous nous faisons encore aider pour atteindre enfin la classe de Bill :)



Celui ci donne un cours au premier etage d'une batiment relativement neuf a des jeunes de 17 ans qui passeront l'equivalent du bac en fin d'annee prochaine. Il est ravi de nous voir debarquer, les bouillles un peu ebouriffees, et nous fait rentrer sans attendre. Les etudiants nous accueillent alors dans dans un brouhaha digne d'un mardi d'assemblee. Un jeu de question se met en place : un plus plus vieux, nos interlocuteurs sont aussi un peu plus timides qu'a pk36.

Nous prenons alors la parole pour decrire nos quelques peripeties quand l'un d'eux intervient : "pouvez vous nous chanter une chanson francaise?" ... Hum ... (voix subitement enrouee) ... je ... que nous ... euh... ben... oui (ordure de gamin, que n'as tu la bouche remplie de complications d'aphtes purulents!!). Nous croyons cependent les pieger en ajoutant : "Mais nous avons besoin d'entendre un chanson en chinois d'abord pour etre dans le ton!"

Il acqiescent en rigolant et deux d'entre eux, designes par la foule, nous interpretent un charmant petit air apparemment deja travaille (les malins). Ro et moi meme nous lancons alors dans un "ohooooh Champs Elysee" qui obtient tout de meme son petit bout de succes (Jo Dassin sorti de sa tombe doit etre en train de nous chercher - svp ne pas donner l'adresse du blog). Apres une petite seance photos et d'echanghe de mail, Bill nous invite a partager sa copieuse et delicieuse table. Nous reprenons alors le chemin de l'hotel.

Probleme de billets! ...nous ne partons finalement que le surlendemain dans le train de nuit menant a Emei shan. Train plutot confortable et plein de chinois sympas ; le places sont toutefois minuscules et la recherche du sommeil devient une douce utopie... (surtout pour Ro qui a les plus longues jambes du Sichuan)


Emei Shan

Nous arrivons au petit matin dans la ville d'Emei shan, deposons les affaires dans un petit hotel et attaquons l'ascension de la fameuse montagne. Emei Shan est l'un des quatre monts sacres du Bouddhisme chinois : une miriade de temple se sont ainsi montes sur ses flancs, plus ou moins paisibles selon leur notoriete touristique, serpentes par plus de 70 km de marches! Autant vous dire qu'il vaut mieux etre muni d'une paire de genoux pour s'y lancer... Le paysage y est dit l'un des plus beaux de Chine et la ferveur monastique du lieu legendaire.

Apres une vingtaine de km dans ce petit paradis fengshui, nous nous posons dans une temple qui offre un lit simple et une intendance riche en riz blanc. Petit bemol : nous ne partageons rien de la vie des moines, tout etant parfaitement rode (femme de menage et cuisinier) pour l'accueil... mais la vue imprenable sur une mer de nuage se posant sur les villages voisins sait bien vite nous satisfaire.

Lever et marche de nouveau, il s'agit le lendemain d'atteindre le "sommet d'or" de la montagne ou se construit depuis maintenant quelques annees un immense bouddhisattva, statue doree representant l'homme dans sa quete de plenitude. Nous y arrivons apres quelques visites et la rencontre d'un troisieme acolyte, australien, dont le timing correspond au notre.

Lever 5 h30 le lendemain : nos yeux non eveilles doivent apercevoir a 6h20 le lever du soleil et la fameuse mer de nuage du mont Emei... Mer de nuage dans laquelle nous pataugeons, avec la mer de toursites chinois aussi leves pour l'occasion : le ciel est completement gris et tient a le rester! Ce sera pour l'annee prochaine...

Peu de temps perdu en lamentations toutefois : le retour fait 50km pour 2500 m de denivele. Ce sont ces memes petites marches vicieuses qui nous attendent : ni assez longues pour permettre une extension raisonnable du genou, ni asez courtes pour etre mangees deux par deux !! "Non! Pelerin presompteux! Tu poseras le pied sur chacune d'entre elles !"

C'est ce que nous fimes...

Aujourd'hui encore il me semble descendre des escaliers lorsque je marche dans la rue.


Leshan

Puis nous decollons vers Leshan, non loin de la, c'est l'occasion de renouer avec l'asphalte pour quelques kilometres. Leshan est connue pour son Buddha Geant, le plus grand du monde. Il s'agit d'une vaste statue taillee dans la falaise sur une hauteur de 70 m ! L' impressionnant personnage et les (petits) temples l'entourant sont l'occasion d'une apres midi salvatrice pour les guiboles...



Voila Mr Blog a jour! J'espere que tout roule de votre cote. Il est maintenant temps d'aller honorer notre petit hotel Leshanois...

A bientot! Bises traditionnelles...

Thursday, May 18, 2006

"Le couloir je peux pas, il est plein de bambinos..."

Hello a tous

Tout d'abord un gros : Hourra! Le petit Ambroise est arrive, sans trop se presser : un beau bebe nouveau ne sous l'etoile Puybaret (fuit tant que tu le peux mon petit!!) Puisse tu rapidement courrir le globe et decouvrir les bienfaits de Led Zeppelin!


... Apres Miyi Roro et moi meme nous dirrigeons tete baisse vers l'objectif final de la vallee fluviale que nous longeons depuis trois jours : Xichang au nord, ville plutot importante du Sichuan. Deux etapes nous attendent toutefois auparavant : le point PK36 et Detchang.


Le point PK36

Miyi est quitte depuis une trentaine de kilometres et nos estomacs, comme a l'usuelle lorsqu'il s'agit de reposer un peu les guibolles, crient au desepoir. Dieu sait si rentrer en conflit avec son estomac peut etre dangereux dans cette region du globe!

Sur ce constat, nous abordons un petit vilage a l'allure differente. Tout y est bizarement decalle : le goudron fond sous les pneus, le pente devient insoutenable (dramatisons un peu) et la vegetation extra terrestre, d'un vert nouveau et gluant qui se confond petit a petit avec les echappees de brume prevenant du sol seche par le soleil. Spielberg aurait pu crier d'un moment a l'autre : " mais qu'est ce qu'il foutent la ces deux abrutis a velo?!" mais aucune camera n'est camouflee dans les petit bouquet de bananiers frits...

Cette montee aboutit par miracle a un plat. Nos ventres n'ont pas oublier leur basique besoin d'etre tendus. Sous un petit abrit, a gauche, un quadragenaire nous harangue : nous le rejoignons apres une courte hesitation (dans ce genre de moment cruel, l'esprit est tordu entre le besoin de s'assouvir et celui de repondre aux appels exterieurs). Le monsieur tres sympa, sans doute un notable du village accompagne de sa femme et quelques amis, nous demande de nous assoir et engage une conversation. Apres 20 minutes au bout desquelles il comprend que nous sommes francais en vadrouille pour le nord, il nous propose eau chaude, pasteque et bieres qu'il aurait ete de mauvais ton de refuser :) Puis un minute en suivant une autre, concentres sur nos petits recipients (les verres dans lesquels les chinois boivent l'alcool son schtroumphesques), nous constatons que la lumiere autour de nous baisse. Tient, serait ce la le debut d'un orage?! Levant les yeux, il s'agit en fait d'une horde de gamins venus nous observer, les velos flashis gares devant l'abri ayant prevenu toutes les vallees voisines.

Il nous faut mintentant gerer la situation. Nous voila a peut pres 50 sur 10M2 de terrain : comment donc etre de bons ambassadeurs ? Roro a subitement les yeux qui petillent, de cette lumiere qui l'aurait en d'autres circonstances fait passer pour un psychopathe : "il est grand temps de les sortir" Notre traveller recemment rase acquiesce : il s'agit en effet du parfait moment. Le dadet se leve et se dirrige vers sa monture, tire de son sac un petit sachet rempli d'objets mysterieux : des parfums.

Me regardant, il interroge tacitement : comment organiser la distribution des petits echantillons?! D'un elan incertain, il en donne un au premier gamin qui se trouve devant lui. 2,7 secondes suffisent alors a tous pour comprendre que va se produire la une distribution de petits produits francais. Tout le monde se jette alors sur l'ingenieur en electronique qui se debat sauvagement pour sauver son tresor. C'est la debandade la plus totale et meme notre sage ami d'age mur tente d'arracher des petites fioles du sachet.

Rapidement celui ci se vide et tout redevient normal. Des petits echaffaudages de bancs permettent aux plus petits de regarder la scene amicale qui se poursuit dans la plus grande gaite. Les bieres finies, nous degainons le polaroid et prenons un ou deux cliches pour le bonheur des plus petits. Nos hotes sont sur le point de nous quitter quand un professeur d'anglais de l'ecole du village nous demande de rejoindre son cours : nous le suivons derechef.

Tout le monde se met alors en marche jusqu'a l'ecole toute proche et nous nous installons dans une salle du premier etage. Les batiments sont propres et la cour est un vaste terrain de basket, sport qu'adulent les jeunes chinois. Puis nous nous lancons dans un jeux de question reponse tres sympa avec une vingtaine d'eleve. Ou est la France ?! Quel est notre voyage?! ...

L'idee de prendre quelques cliches avec le polaroid nous revient, le sac dans lequel il se trouve est dans la cour. Ouvrant la porte, Rodolphe me demande calmement : "Par ou je passe pour aller chercher l'appareil ?" "ben par le couloir" repond le philosophique homme au chapeau vert. "Le couloir je peux pas, il est plein de bambinos "

Je me leve alors pour aller voir : le devant de la classe est en effet investi par environ 200 gamins qui cherchent a observer ce qui se passe. Ca rigole et chante dans tous les sens, je me fraye quand meme un passage jusqu'aux velos et fini par revenir. Extenue, le profeseur nous demande quand meme de rejoindre un petit hotel non loin de la pour pouvoir reprendre le controle des troupes.

Dans l'apres midi, celui ci frappe a notre porte et nous invite a reparticiper a un cours le soir, ce qui nous ravit encore une fois. Meme ambiance de nuit (certaines seances ont lieu tres tard, pour etre compatibles avec les horaires des parents rentrant des champs), les gamins sont contents et nous rentrons en fin de soiree parfaitement vides.

Detchang

Nous reattaquons le lendemain pour Detchang. L'etape est courte et la ville tres sympa. Le petit hotel dans lequel nous dormons est a noter pour l'incroyable crasse des toilettes (bibipuyb@yahoo.fr) que nous tenons alors pour les plus sales du monde (reste a trouver le contact de Bary White pour valider le record). Bien vite, nous reprenons le bitume pour Xichang.


Xichang

Comme a l'accoutumee, depart au chant du coq : 9h30 (celui ci etait grippeux). Nous arrivons a Xichang quatre heure plus tard, fourbus mais pas trop. La ville est grande et notre principale mission y est d'y trouver un petit reparateur d'appareil photo, le powershot A60 ayant montre des premiers signes de faiblesse apres ces delicieuses annees de service...


C'est de la que je vous ecris ce message et vous souhaite une bien bonne nuit!

A bientot, traditionnel muxu

Monday, May 15, 2006

Le bonheur est dans le riziere!
















Il faut quitter Lijiang, toute la famille de Mama maxi est la... mais la mama dort!


















Gorges au depart de Lijiang
















Les gens du coin entretiennent leur propre trou dans le couche d'ozone! Un peu avant Yongsheng

















Un peu avant Yongsheng, deux mamas plantent le riz

















changement de decors, entre Yongsheng et Renhe
















A l'assault d'un hameau, vallee apres yongsheng
















A l'abri... dans le petit village de Renhe

















L'estomac s'exprime sauvagement, jour de pluie a Renhe
















Brouillard en haut d'un col de... 20 km! Mais la descente sera fin valab'!

















Il n'ont pas mis le clignitant... Mmmm... Ca va pour cette fois...
















Montagne de papier toilette a Panzihua, le riz chinois n'est plus ce qu'il etait...

















Les villages traverses entre Panzihua et Miyi : petits restaurants de route et entretient des "vehicules". Ici, soudeur de rue.
















Communication de bord de route, entre Panzihua et Miyi

















Tire a la corde dans le Chinese style, a quand une invitation pour le pays basque?!
















Taiqi a Miyi, tombee de la nuit


















Le professeur Rodolphe aime etre en contact avec l'auditoire- petit village apres Miyi, voir recit plus tard (plus tot dans le blog!)

















Ou est notre traveller ?! - petit village apres Miyi, voir recit plus tard (plus tot dans le blog!)




Bonjour

...il ne me reste que peu de souffle pour ecrire les quelques lignes qui vont suivre... Si le recit s'interromp, dans un "argggg" qui vous n'entendrez pas, c'est que mes petits ventricules n'auront pas reussi a assimiler l'oxygene necessaire a mes muscles accules, qui jadis me servirent de cuisses. Oui, pedaler en Chine ne tient pas du club med!

En esperant que tout se passe toujours pour le mieux de votre cote, jetons nous dans le vif du sujet! Apres quelques jours de visite aux alentours de la veille ville de Lijiang, capitale du territoire Naxi, nos cuisses (O ironie physiologique) reclamaient un peu de l'adrenaline que leur avaient procure les poussees d'acide lactique du debut du sejour : il nous fallait donc reprendre la route.

L'objectif est alors d'atteindre Chengdu, environ 1000 bornes, en une quinzaine d'etapes. Je vous ecris aujourd'hui de Miyi, quatrieme arret apres les villes de Yongsheng, Renhe et Panzshihua ( a vos souhaits!)

Lijiang > Yongsheng , la route de la joie

Nous quittons Lijiang au petit matin, une centaine de bornes nous attendent pour la journee. La route attaque avec un col d'une dizaine de kilometres qui nous chauffe dru... Quel n'est pas notre bonheur a l'arrivee en haut quand nous constatons que trente kilometres de descente (illisibles sur notre carte qui par moment tien plus du schema de principe) nous attendent!

Le trajet est magnifique, borde de gorges a la base desquelles s'etalent toujours les rizieres. Des bouquets de maisons en parsement les flancs et Roro et moi meme nous acharnons sur l'appareil photo.

Puis nous abordons un nouveau paysage dans une petite valle "mitoyenne". Les habitants y ont construit leur batissent au milieu des cultures, sans doute pour en faciliter l'acces. Les terres regorgent d'eau dans un univers completement vert. C'est le milieu de journee et les paysans sont en train de consommer leur riz frit ou soupes de nouille au bord des champs.

Cote bitume, la faune est plutot eclectique. Le goudron Chinois est aussi bien ride par des (une) citroen xara que par des chevaux, anes ou buffles, des camions au klaxon anihileur de tympans ou des bus bondes. Sur les bas cote les vieux contemplent en fumant des preparations douteuses pendant que leurs femmes portent sur le dos des charges d'un volume delirant (travail de fourmi, pour l'aspect "trente fois leur poids"), souvant faites de paille ou des legumes juste recoltes. Tous se saluent, se huent a leur maniere, se doublent bestialement ou s'arretent pour un "Ni hao".

Les deux blaireaux basques ne passent tout de meme pas inapercus, je vous rassure : bizarrement notre presence leur inspire le rire. Rire spasmique chez les bambinos (non sans une certaine fierte toute Euskadi) et rire plus sage mais neanmoins la chez leurs aines. Pourquoi le RIRE, nom d'un yack velu ?! Voila une question a elucide avant l'arrivee...

...la journee s'acheve, apres le tour de quelques villages, a Yongsheng ou nous attend un petit hotel des plus sympathiques. Les chambres que nous trouverons par la suite sont tres standardes : deux lits au sommier bien boise, une tele fin annees 80, un thermos d'eau chaude accompagne de ses deux tasses et d'un petit sachet de the, une batterie d'interrupteurs pour controler les instruments electriques de la piece (sensation de puissance absolue) et une salle de bain pourvue (nous touchons du bois jusque la...) de toilettes "europeennes" (position de type "pipi sur pantalon possible a eviter"). Pour plus de precisions je reste joignable sur bibipuyb@yahoo.fr

Yongsheng > Renhe

Nous sommes surpris apres quelques kilometres par la pluie. Du coup, l'etape initialement prevue sur une centaine de bornes n'en fera que 50 (plan dit "B"). Renhe sera notre abrit d'une nuit. Le village est charmant, sorte de petite "metropole locale" qui concentre les magasins de produits non perissables et d'entretien des vehicules pour la vallee. Notre chambre est vetuste mais conviviale ; elle se tranforme rapidement en vaste etendoir a linge.

Renhe > Panzhihua

Un bon bout de chemin nous attend, il s'agit de se lever dru et frai avant l'aube.

Il pleut toujours.

Le lit est chaud.

Les chaussures sont encore mouillees et les chaussettes mal sechees craquellent certainement sous les pieds, revelant des bouquets d'odeur que nos narines se refusent a affronter...

...Oh et puis perdre une demi journee n'a jamais tue un homme! (l'amour filial m'empechera de faire allusion a la fonction publique).

Nous ne partons finalement donc qu'en fin de matinee, apres avoir consommer la sacro sainte soupe de nouille dans une petite "fan djien" de la rue. Un col de 20 km nous attend, sommet dans la brume, suivi d'une nouvelle descente fraiche de 30 km. L'etape est toutefois tres longue, et nous fait traverser une region a l'activite economique un peu differente : le charbon. Ro est d'ailleurs facine par tout ce qui a trait au charbon, il prend moults cliches. Camions aux benes remplies par le fameux combustible nous doublent, dans des hurlements de klaxons que je tiendrai certainement responsables de mes futurs acouphenes.

Le klaxon est plus qu'un mode d'avertissement pour ces gens, c'est une veritable forme de communication avec ses petites subtilites, ses tons et ses delicieuses afriolences... non, c'est bien quelques chose d'atroce qui nous fait d'ailleurs developper une forme de paramoia a l'approche de chaque gros vehicule.

Une heure en suivant une autre, nous arrivons a Panzhihua de nuit et avons un peu de mal a trouver un hotel acceptant les touristes (les hotels locaux sont nombreux, mais communistement reserves au gens de nationalite chinoise). Nous retombons tout de meme finalement sur nos pas, pour une nuite de qualite!

Panzhihua > Miyi

L'etape est moins exhotique que les precedentes : nous longeons une valle fluviale sur une soixantaine de kilometres, traversant des petits villages ouvriers qui se ressemblent beaucoup. L'activite est tres tournee vers le travail du charbon est l'entretien des vehicules. Des ateliers s'improvisent un peu partout, et ca soude dans les rues.

L'endroit doit etre entoure de champs de gingembre, tant les "publicite" propagandistes sur la politique de l'enfant unique sont nombreuses. L'endroit est plus recule que ceux precedemment traverses, c'est sans doute pourquoi les affiches sont plus presentes.

Decors different dans le fond de la vallee, avec la culture du mais, des betterave ou poivrons. Nous arrivons finalement en milieu d'apres midi a Miyi, plein nord de Panzhihua, 200 bornes a l'est de Lijiang pour une nuit qui, j'espere, sera bonne.




Sur ce, un gros et traditionnel becot au futur(e) (peut etre deja sorti(e) ?!) petit(e) Puybaret(e) !!

...A bientot

Wednesday, May 10, 2006

Les terres du milieu

















Premier jour, premiere heure... premier cliche!





















Notre petit soupe de nouilles est sur le point d'arriver ! Kunming

















Wild Yack au zoo de Kunming (bigre!)

















Ruelle commercante a Kunming

















Roro, temple bouddhiste a Kunming

















Blaireau non identifie a Dali


















Tiens?! Les douaniers locaux porte la robe ? (fermieres Bai a l'ecart de Dali)

















Scene de rue dans un petit magasin de Dali
















Sanctuaire des trois pagodes, Dali

















Le petit village pittoresque de Shapping


















10 bornes de montee les cuisses a froid : j'veux vous y voir!


















Villages et terres seches, entre shapping et Hequing


















Terrasses avant Hequing
















Au depart de Hequing vers Lijang. Hequing, ville de passage sur la route nationale






















Fete populaire acconpagnant le 1 mai a Lijang

















"tu seras un homme, mon Hai zi (fils)"


















Foret de toits, a Lijang

















Lijang, la mort du BIBI


















Apres cours de danse intensifs, un peu de reconfort...

















Chacha ride Zhongdian

















Un velo driver inspire...















Le monastere bouddhiste thibetain de Zhongdian

















Le village monastique, autour du temple Lama (Zhongdian)


















Roro ride les flancs, gorges du saut du tigre


















Nos petits compagnons de voyages sentent le bouc...


















Notre traveller devant un petit lac, non loin de Lijang




Bonjour a tous

Voila un petit moment maintenant qu'il fallait que je prenne (trouve!) un peu de temps pour actualiser "dessinemoilasie". J'espere que tout roule toujours pour vous ; retenez bien vos respirations et projetez vous au milieu des rizieres : voici le chapitre "CHINE, le debut"


Le 2 Mai, Roro et moi meme nous retrouvions au Camelia Hotel- 18h00- a Kunming, capitale de la province du Yunnan (Sud ouest de la Chine). Auparavant, il m'avait fallu traverser la frontiere nord du Vietnam, de Laocai a Hekou, non sans moults peripeties (bus manquant, chinois chauve essayant de nous extorquer...), qui globalement est une ville frontiere, soit une ville dortoir sans grand charme, chargee de remplir efficacement son office administatif.


Comme il fut bon de revoir la bouille de mon amateur de pate Etchea prefere! Point de perte en retrouvailles toutefois, nous avons, a Kunming, plusieurs missions a accomplir. La principale est de trouver les velos, la seconde est de se procurer des habits chauds et point cher, le troisieme est de decouvrir ce nouvel environnement vilement investi de Chinois.


trouver les velos

La chine est bien le territoire des velos : les voir est chose aisee (les eviter est deja plus dur), mais en trouver la provenance tient de la quete du saint graal. Les chevaliers Ro et Charlie foncent quand meme tete baissee, choisissant en premier lieu de freles adversaires : les petits magasins de rue. Rien n'est bien convainquant dans ceux ci, une multitude de montures, mais aucune de reelle qualite. Un vieux barbu au coin d'une ruelle nous pose trois questions auxquelles nous avons la chance d'apporter les reponses qu'il faut ; il nous indique alors l'adresse ultime : le Kunming bike mart...

... apres hurlements de victoire, nous entrons dans le fameux hall et y faisons marcher la concurrence entre une quinzaines de magazins mitoyens. Ca nous tire par les manches, crie, offre du the, discute, rit et marchande. Puis quelques tours nous suffisent a etre decide : Gottferdom voila une bonne chose de faite! Une telle victoire, vous le comprendrez, s'accompagna forcement d'une savoureuse tournee de Dali beer, le breuvage local.


Se procurer des habits chauds et point cher

C'est peut etre la qu'est le reel graal chinois! Nous sommes tombes sur une serie de "the north face" destinee a la france (etiquettes de la saison 2007 des Arcs dessus!) mais dont un certain pourcentage reste a la disposition du marche chinois. Hurlements de bonheur encore une fois a la vue de cette sainte opportunite (la gorge commence a me faire mal, prise d'un comprime strepsil)


Decouvrir ce nouvel environnement vilement investi de chinois

Etonnante consideration, me direz vous. Environ 3 millions de chinois (echapes de la baignoire d'Antoine) vivent a Kunming, pourtant plus petite capitale de province en Chine. Nous nous dirrigeons d'abord vers un temple Bouddhiste Lamaiste du centre ville pour y decouvrir des icones ben plus colorees et drappees que jusque la. L'element "eau " devient aussi important, la statue principale de Bouddha situee au milieu d'un petit etang. L'etang en question est d'ailleurs infeste de tortues, ce qui doit troubler un peu la meditation, mais excite bigrement les nenfants (et les touristes basques)

Les ruelles les plus sombres sont bien souvent le theatre de petits marches locaux ou nous aimons nous perdre. Les repas se font aussi dans la rue (vile astuce pour se poser et photographier les locaux) et sont toujours des experiences culinaires... Mmm... corsees (voir gastriquement troublantes)

Bien rapidement arrive le moment de prendre le bus vers Dali, vielle ville construite au neuvieme siecle a l'ouest de Kunming. De la commencera le reel pedalage... (toute shcroumoune ecartee!)

Dali

Dali est tres jolie, vastes rues pavees et longees de petits canaux devant les batisses Bai (ethnie locale du Yunnan). Seul hic, ce sont les vacances chinoises quand nous les visitons et le territoire est BONDE de touristes chinois venant des grandes metropoles de l'est. Cette pause est alors bien symbolique de l'ecart qui se creuse entre les differentes classes chinoises, tout comme si un pays venait en visiter un autre. Nous achevons notre tour par la visite du sanctuaire des trois pagode, qui nous projette dans un episode des "chevaliers du Zodiaque", celui on la voie off decrit les maisons des chevaliers d'or. Tres sympa et grandiose (voir photos!)

Nous trouvons entre temps ou dormir, dans une petite "fan dien" locale ou notre hotesse est ravie de recevoir un petit cliche du polaroid de Roro.

"Seulement il est maintenant temps d'affronter le destin" me dit mon acolyte d'un ton dont les bouclettes coincees dans son chapeau blanc donne toute proportion : "allons y"... Nous prenons alors les velos pour une premiere courte etape d'environ trente kilometres qui nous amene jusaqu' Shapping, village pittoreque dont le marche est assez repute.

De la, nouvelle auberge chinoise (apres negociations avec 13 chinois pour y parvenir) et repos d'avant lourde epreuve...

2 ieme etape a velo : jusqu'a Hequing

L'etape fait une centaine de kilometres et traverse un gros col : il s'agit donc d'un beau premier morceau. Le chemin est charmant et nous fait traverser pas mal de decors differents. Ca monte et descend beaucoup, de rizieres en pleines en rizieres en escalier, et notre appetit velocipedique est satisfait. Ca tire tout de meme pas mal sur les cuisses (puissent des masseuses de rue infester la prochaine etape...).

la prochaine etape est Hequing, nous y arrivons en fin de journee pour une soiree a theme peu original : le sommeil... Demain nous attendent 40 bornes pour Lijang, premier but important du voyage en terre du milieu.

Lijang

Lijang est une petite bourgade dont la vieille ville est la capitale du territoire Naxi (peuple descendant des peuples nomades thibetins). Elle est situee a environ 150 bornes au nord ouest de Dali. Le vacances chinoises terminees, le bain de foule est evite (une des premieres destinations vacancieres de nos amis) et nous profitons "repos-ement" des ruelles en pierres et habitations trditionnelles. Le terme "habitation" est un peu abusif : les rues principales ne sont que magasins au marketing destine a titiller les globes de nos chinois de l'Est! Le tout est quand meme charmant.

Lijang est aussi le fief de la Mama... "Mama naxi" qui tient une petite guesthouse au centre de la vieille ville ou elle accueille en pension complete les travellers en (de)route. Eh bien (que ma petite maman se bouche les oreilles) Mama naxi est une mama formidable : elle sait absolument tout (comme ma tante Monique) et gere tout de tout, du billet vers le patelin voisin au lessives et galettes a la banane. Une adresse a noter ;)

Apres un karaoke instructif, nous retournons chez notre fameuse mama provisoire pour y dormir et aborder mentalement l'etape qui suit : zhongdian, ville thibetaine de l'extreme nord ouest du Yunnan.

Zhongdian

Apres 5 heures de bus nous voila arrives a 3200 m de hauteur a Zhongdian qui abrittera notre prochaine nuit. La petite ville Thibetaine peut etre comparee a Lijang dans sa construction "vieille ville en marge d'une nouvelle ville (cree depuis la prise en compte du critere econmique touristique dans les gouvernements chinois)". Les habitations Thibetaines sont entierement boisees et tres colorees.

Les moines Lama sont vetus d'un aube rouge et habitent l'exterieur de la ville dans un village organise autour d'un immense temple. Celui ci, comme beaucoup de lieu bouddhistes importants, abrite un sage dit "bouddha vivant" qui possede une partie du savoir de Bouddha et dispense cours de philosophie et invocations de la bonne chance pour les hommes.

Nous passons l'apres midi dans ce village monastique avant de reprendre a pied le chemin du centre ville. La nuit nous rattrape alors quand une musique sur le bord de la route attire notre attention : un spectacle de danse est donne dans une grande batisse thibetaine, sous le regard petillant de groupes de touristes chinois. Nous y negocions une entre qui passe de 60 yuans par personne a 10 yuans! (la proprietaire voulait vraiment avoir des bouilles d'europeens dans l'assemblee). Nous voila donc pris dans un guet apens a l'alcool de riz et au the de beurre de yak qui nous menera jusqu'a des pas de danse un peu hasardeux au centre de la scene... Apres avoir refuse une demande en marriage avec une des danseuses faite par la mama du coin, je reprends avec Ro le chemin de nos petits lits boises.

Les gorges du saut du Tigre

Lendemain matin, nous reprenons le bus pour les les gorges du saut du tigre, dites les plus hautes du monde! Le decors est plein de sommets depassant les 5000 m, la veste achetee a kunming travaille... Nous partons debut d'apres midi pour arriver sous la pluie vers 20h00 a la TINA'S guesthouse qui fait office de messie : "du riz frit et du poulet, chaud!" Le chemin longeant les gorges est impressionnant, plein de petits villages fermiers qui proposent l'hebergement. Chevres, chevaux, vaches obstruent parfois un peu la voie...

Le lendemain matin, l'energisometre de nouveau a 100 pourcents, nous reprenons le chemin de Lijang pour une journee repos, d'ou je vous ecris ces quelques lignes... J'espere que les photos vont etre bonnes!


A tres bientot, traditionnels muxus





























Thursday, May 04, 2006

De Hanoi a Sapa...

Bonjour a tous

Me voila chinois depuis quatre jours, et le pere Ro a ete rejoint, ma foie tres en forme. C'est donc d'un Hotel de Kunming, capitale du Yunnan, que je vais tenter d'achever le chapitre "Viet Nam" (qui meriterait bien a lui seul moultes blogs).


Hanoi

De Hue, un bus nous ammene a Hanoi, capitale du Nord vietnamien (le pays est reste sous bien des aspects tres segregue entre Nord et Sud). La ville est charmante et fait parfois penser a une bourgade francaise. Malheureusement, il est Lundi lorsque je consacre mon seul jour a l'exploration de la ville... dont tout les musees ferment le Lundi pour une raison que la frustration m'a jusque la empeche de connaitre! Je rencontre une ecrivain philipinnienne qui semble connaitre le meme travers : nous noyons finalement la (delicieuse) journee dans le cafe et les noddle soup. Hanoi est une ville resolument culinaire!


















Un carrefour du centre de Hanoi


La grande baie

Le lendemain mes petit recepteur oculaires sont en eveil des le petit matin : aujourd'hui nous allons visiter Halong Bay, tour organiser par une agence de Hanoi et qui doit me ramener avant 21h00 en ville (la baie est a 3 heures de bus) pour attraper un train allant dans l'extreme nord ouest du pays. Bref, la journee s'annonce rythmee ; elle decolle sur les coups de 7h00.

11h00 (enorne pause pipi en chemin) : nous arrivons a Ha long, nous nourrissons ( un vieux couple de Vietnamiens me prend sous son aile et cherche a m'apprendre a utiliser les baguettes pour manger sous des hurlements interieurs qui me sont difficiles a contenir : moi qui croyait avoir brave cette etape...) et sautons dans un bateau.

La baie est un decors veritablement halonguesque, si je puis me permettre le charlologisme. Impressionnante, immense et tellement differente de ce a quoi je m'attendais. Plus de mille gigantesques blocs rocailleux jonchent la mer et creent des decors de ponts, tunnels, petits passages ou boulevards au milieu desquels jouent les embarquations touristiques. Ces rochers abritent certains villages flottants qui ont bati de bararques sur plateformes de bois et y elevent tranquilement differentes sortes de poissons.




















Maisons flottantes sous une pente d'un des nombreux blocs :

Je parviens finalement a sauter dans le train en fin de soiree : ce sera a la locale, sur banc en bois pour la nuit (8 heures)! Les gars qui m'entourent ont vite fait de me montrer les ficelles du transport nocturne dont la principale regle de vie est : ne t'endors pas. Tous les arrets sont de nouvelles occasions de saisir au vol les vendeurs de mais cuit, de the glace ou de cigarettes a l'unite qui prennent le train d'assault. Mais voisins d'en face et moi meme nous inventons des sortes de casse tete sur bouts de papier histoire de ne pas sombrer dans le coma d'usage a ces heures reculees de la nuit... mais nous nous reveillons amuses au petit matin en constatant a nos bouilles ebourriffees que morphee nous a finalement un par un pris au piege.

SAPA

Sapa, derniere etape au nord ouest du pays, est une ville montagnarge situee au coeur des territoires ethniques . Ici sont presents les Dao, Thai, Dai, H'mong et Yi. On retrouvera par la suite beaucoup de similarites avec les peuples du Sud Chinois ou des autres pays d'indochine, dans les croyances et les traditions vestimentaires, de par des origines migratoires vers ces regions globalement communes.

Sapa est assez importante (plus de trente mille habitants) et tire pas mal sur la corde touristique. Elle avait ete une destination favorite des francais durant leur occupation du nord du pays. Pourtant, tout y est reste d'une authenticite fascinante, veritable carrefour d'echanges entre les minorites. Autant que possible, j'essaye de rider les alentours seul, quelques dizaines de minutes de marche donnant deja acces a des paysages magnifiques de rizieres et vastes valees.

Je fais un premier trekk a d'une quinzaine de bornes de la ville le premier jour (Gottferdom, je veux mourrir ici!) suivi d'un tour un peu plus long dans le cours d'une valle avec un moto-rider personnel "loue" le deuxieme jour. Le sus-dit conducteur ne me prevint cependant pas que nous rentrerions le soir sous une saucee digne d'une pissotiere publique turque a Beijing! M'enfin... C'est bon pour le riz...

Le marche de la ville est aussi un regal. Jeunes et vieux s'y retrouvent pour palabrer et marchander des heures durant leur kg de riz. Les etalages de plantes, piments et carcasses de chiens debordent de partout sous les blablas colores et incessants de la foule.

En bord de route en allant vers le village de Cat cat : une vendeuse de grigris, red dao

La souriante May, black H'mong

Sapa, les escaliers menant au marche

Une ferme pres du village de Tah pin (red dao)

Cyclo driver!

...Puis apres un passage par Lao Cai, la ville frontiere, c'est l'entre en Chine qui se fait sans encombre...

Velo en Chine dans les prochains papiers!

A bientot, traditionnel becot