Emei shan, la montagne sacree

Encombrante au debut, la canne devient vite strategique...

Eviter le port de cacahuetes en haut du sac!

Quatre pieds, voila ce qu'il nous faut!

Comstruction du sommet, tout se fait a dos d'homme!

Le fameux sommet d'or, non acheve

Dans la descente...
Bonjour !
...les jambes douloureuses des ebats des derniers jours, c'est par un hurlement que la presence d'une trentaine d'internautes chinois oblige a etre disret que je commencerai ce message : "Arrrrggggggggg"
Cet etre que l'on appelle (une fois sorti des limbes) Rodolphe chercherait il a me tuer ?! Non pas que je ne veuille experimenter l'au dela (serai je aussi fan du piment chinois ?), mais il me reste certainement quelques 45 tours a decouvrir avant d'aller chatouiller des barbes dans les nuages.
Xichang (suite)
A Xichang, nous sommes aides dans notre achat des billets de train par un professeur d'anglais de la "Xichang middle school", monsieur Bill Ma, qui nous propose de chercher a le contacter le lendemain pour intervenir lors d'un de ses cours. Nous lui repondons de concert par l'affirmatif. Reste dans l'apres midi a trouver un petit magasin pouvant reparer mon appareil photo. Un ride de la ville nous permet alors de decouvrir qu'il va falloir attendre d'etre a Chengdu (capitale de la province du Sichuan) avant d'y arriver : patience...
Le lendemain matin, nous prenons le bus pour l'ecole de monsieur Ma. Alors un peu perdus, nous cherchons soutien dans les services d'une hotesse du surpuissant magasin de telephonie mobile "China mobile" qui nous mene au bon vehicule... Arrives, nous nous faisons encore aider pour atteindre enfin la classe de Bill :)
Celui ci donne un cours au premier etage d'une batiment relativement neuf a des jeunes de 17 ans qui passeront l'equivalent du bac en fin d'annee prochaine. Il est ravi de nous voir debarquer, les bouillles un peu ebouriffees, et nous fait rentrer sans attendre. Les etudiants nous accueillent alors dans dans un brouhaha digne d'un mardi d'assemblee. Un jeu de question se met en place : un plus plus vieux, nos interlocuteurs sont aussi un peu plus timides qu'a pk36.
Nous prenons alors la parole pour decrire nos quelques peripeties quand l'un d'eux intervient : "pouvez vous nous chanter une chanson francaise?" ... Hum ... (voix subitement enrouee) ... je ... que nous ... euh... ben... oui (ordure de gamin, que n'as tu la bouche remplie de complications d'aphtes purulents!!). Nous croyons cependent les pieger en ajoutant : "Mais nous avons besoin d'entendre un chanson en chinois d'abord pour etre dans le ton!"
Il acqiescent en rigolant et deux d'entre eux, designes par la foule, nous interpretent un charmant petit air apparemment deja travaille (les malins). Ro et moi meme nous lancons alors dans un "ohooooh Champs Elysee" qui obtient tout de meme son petit bout de succes (Jo Dassin sorti de sa tombe doit etre en train de nous chercher - svp ne pas donner l'adresse du blog). Apres une petite seance photos et d'echanghe de mail, Bill nous invite a partager sa copieuse et delicieuse table. Nous reprenons alors le chemin de l'hotel.
Probleme de billets! ...nous ne partons finalement que le surlendemain dans le train de nuit menant a Emei shan. Train plutot confortable et plein de chinois sympas ; le places sont toutefois minuscules et la recherche du sommeil devient une douce utopie... (surtout pour Ro qui a les plus longues jambes du Sichuan)
Emei Shan
Nous arrivons au petit matin dans la ville d'Emei shan, deposons les affaires dans un petit hotel et attaquons l'ascension de la fameuse montagne. Emei Shan est l'un des quatre monts sacres du Bouddhisme chinois : une miriade de temple se sont ainsi montes sur ses flancs, plus ou moins paisibles selon leur notoriete touristique, serpentes par plus de 70 km de marches! Autant vous dire qu'il vaut mieux etre muni d'une paire de genoux pour s'y lancer... Le paysage y est dit l'un des plus beaux de Chine et la ferveur monastique du lieu legendaire.
Apres une vingtaine de km dans ce petit paradis fengshui, nous nous posons dans une temple qui offre un lit simple et une intendance riche en riz blanc. Petit bemol : nous ne partageons rien de la vie des moines, tout etant parfaitement rode (femme de menage et cuisinier) pour l'accueil... mais la vue imprenable sur une mer de nuage se posant sur les villages voisins sait bien vite nous satisfaire.
Lever et marche de nouveau, il s'agit le lendemain d'atteindre le "sommet d'or" de la montagne ou se construit depuis maintenant quelques annees un immense bouddhisattva, statue doree representant l'homme dans sa quete de plenitude. Nous y arrivons apres quelques visites et la rencontre d'un troisieme acolyte, australien, dont le timing correspond au notre.
Lever 5 h30 le lendemain : nos yeux non eveilles doivent apercevoir a 6h20 le lever du soleil et la fameuse mer de nuage du mont Emei... Mer de nuage dans laquelle nous pataugeons, avec la mer de toursites chinois aussi leves pour l'occasion : le ciel est completement gris et tient a le rester! Ce sera pour l'annee prochaine...
Peu de temps perdu en lamentations toutefois : le retour fait 50km pour 2500 m de denivele. Ce sont ces memes petites marches vicieuses qui nous attendent : ni assez longues pour permettre une extension raisonnable du genou, ni asez courtes pour etre mangees deux par deux !! "Non! Pelerin presompteux! Tu poseras le pied sur chacune d'entre elles !"
C'est ce que nous fimes...
Aujourd'hui encore il me semble descendre des escaliers lorsque je marche dans la rue.
Leshan
Puis nous decollons vers Leshan, non loin de la, c'est l'occasion de renouer avec l'asphalte pour quelques kilometres. Leshan est connue pour son Buddha Geant, le plus grand du monde. Il s'agit d'une vaste statue taillee dans la falaise sur une hauteur de 70 m ! L' impressionnant personnage et les (petits) temples l'entourant sont l'occasion d'une apres midi salvatrice pour les guiboles...
Voila Mr Blog a jour! J'espere que tout roule de votre cote. Il est maintenant temps d'aller honorer notre petit hotel Leshanois...
A bientot! Bises traditionnelles...
1 Comments:
Hello charly,
depuis que roture nous a donné l'adresse du blog, je me suis régalée avec photos et commentaires, vous avez l'air de bien bien profiter, ça fait plaisir!
votre expérience doit être particulière et enrichissante, aussi près d'un culture et des habitants que possible, et surtout une longue et ardue épreuve à jambes ;-)
bises à vous deux et continuez les photos!
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